msdlgkel,v

1107 mots 5 pages
Le contexte politique et juridique

Stabilité politique
Alors que la Constitution uruguayenne de 1966 avait instauré un régime de république démocratique, le pays est tombé sous le contrôle des militaires dès 1973, à la suite de l’émergence d’un mouvement de guérilla urbaine (le Mouvement de libération nationale, plus connu sous le nom de Tupamaros). La dictature militaire se prolonge jusqu’au milieu des années 1980. En 1984, des élections générales ouvrent la voie à un retour du pouvoir civil et à la démocratisation du régime. La Constitution en vigueur, adoptée en 1997, est une version amendée de celle de 1966.
Le pays est doté d’un système politique de type présidentiel. Le président de la République, à la fois chef de l’État et du gouvernement, est élu pour cinq ans au suffrage universel. Le pouvoir législatif est réparti entre deux Chambres : la Chambre des députés, avec 99 membres, et le Sénat, qui compte 30 sièges. Les députés et les sénateurs sont également élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le président a le pouvoir de dissoudre les Chambres dans certaines situations.
La Cour de justice est l’instance suprême en matière de pouvoir judiciaire ; elle est composée de 5 membres, nommés pour une durée de cinq ans.
Il existe également des tribunaux administratifs, des tribunaux inférieurs divisés en tribunaux civils, criminels et correctionnels, et des tribunaux départementaux répartis entre les grandes villes du pays.
L’Uruguay a pendant longtemps connu un système politique bipartite, dominé par le Parti blanco (conservateur) et le Parti colorado (libéral). Fondée en 1971, une coalition baptisée Frente Amplio-Encuentro progresista (Rencontre progressiste-Front élargi) regroupe socialistes, communistes, radicaux de gauche, chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et anciens Tupamaros. Pour la première fois dans l’histoire du pays, la gauche arrive au pouvoir en 2004, avec l’élection à la présidence de la République du candidat de la

en relation