Negociaton convention collective
Du point de vue syndical
C- Les enjeux :
Les téléphonistes étant historiquement des salariés très revendicateurs, les griefs ont toujours été très nombreux. Au cours de la période des cinq dernières années de la précédente convention collective ils ont été de l’ordre de 1200 à 1300. Ces nombreux griefs pouvaient faire envisager de nombreuses demandes de modification de la convention collective pour cette négociation.
-Parmi eux l’un des enjeux majeurs était de pouvoir faire augmenter de façon « substantielle les salaires » (cf Annexe des demandes syndicales Article 17). En effet, les téléphonistes restent une catégorie professionnelle à rémunération modeste, et leur pouvoir d’achat est une préoccupation perpétuelle.
-Un autre enjeu présent et quasiment systématique était l’engagement de la part de la direction d’aucune fermeture de bureau durant la durée de la convention collective (cf Annexe Mémoire d’entente). Les téléphonistes d’Ottawa et de Montréal sont désormais regroupés dans un service unique mais les deux bureaux existent toujours matériellement. Celui d’Ottawa est un petit bureau (15 personnes) et avec la diminution permanente du nombre de téléphonistes, cette crainte de voir leur bureau fermer entraine toujours une négociation essentielle à leurs yeux. La particularité de cet enjeu étant que les représentants des téléphonistes du Québec et ceux de l’Ontario ne sont pas tout à fait d’accord sur l’importance de cet enjeu par rapport à d’autres mais c’est un point sur lequel l’Ontario ne veut transiger.
D- Déroulement de la négociation
1- rythme
La négociation s’est échelonnée sur une période de 5 mois à raison de 2 à 3 rencontres par semaine, ce qui est très soutenu.
2- contexte
Compte tenu du contexte et de l’environnement de Bell. Le fait d’envisager la fermeture du service des téléphonistes pour essayer de rester compétitif est une option plus