Nietzsche et le christianisme

Pages: 9 (2035 mots) Publié le: 17 mars 2013
SOMMAIRE


INTRODUCTION……………………..…………………………………………….page 2

1. La critique Nietzschéenne du christianisme…………………………………page 2
a. La démystification historique et conceptuelle du christianisme…..…….page 2
b. Le culte chrétien et la rédemption chez Nietzsche………………………page 4

2. Les implications de la mort de Dieu………………………………………..page 5
a. Retrouver l’innocence de l’homme………………………...…………page5
b. La glorification de la vie d’ « ici-bas »……………………….………page 6
c. La réattribution des valeurs divines sur l’homme…………….………page 7

CONCLUSION………………………………………………………...………page 8

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………..…………………page 9




INTRODUCTION
« Dieu est mort! Dieu demeure mort! Et nous l’avons tué! Comment nous consolerons-nous, nous, assassins entre les assassins » ? C’est ainsi ques’exclame le dément de Nietzsche dans le Gai savoir : les églises ne sont dorénavant plus que « les caveaux et les tombeaux de Dieu » , et il faut de ce pas trouver quelque chose pour nous consoler, nous, ces humains parfois trop humains qui n’ont rien trouvé de mieux que de se soumettre à leur propre création. Et c’est ainsi que Nietzsche nous offre le Gai savoir, invoquant cet esprit libre qui, telun troubadour, sait si bien danser sur la morale! Le thème de la religion est omniprésent dans les œuvres de Nietzsche, et c’est ce sur quoi nous allons argumenter au sein de cet essai. Nous allons donc parler dans un premier temps de la critique Nietzschéenne du christianisme pour ensuite parler, dans un second temps, des implications de la mort de dieu.

1. La critique Nietzschéenne duchristianisme

a. La démystification historique et conceptuelle du christianisme
Pour appuyer ses arguments afin de procéder à une réelle démystification du christianisme, Nietzsche va employer une méthode historico-psychologique, visant à définir qui aurait créé la religion et pourquoi. Dans la Répercussion de la religiosité la plus reculée du Gai savoir (section 127), Nietzsche nous parle de lavolonté présente à la base de toute religion comme une force s’exerçant de « manière magique » , car - comme il le dit dans Humain trop humain - « à ces époques, on ignore encore tout des lois naturelles » . Et c’est ainsi que le religieux pense ce rapport de la cause à l’effet, afin de prouver que quelque chose de divin se produit, et que notre volonté propre n’est qu’en réalité causale. Dès lors,c’est là que Nietzsche introduit la nécessité d’une « représentation de plaisir et déplaisir » , car elle implique l’exclusivité de l’être intellectuel en tant que moniste. À partir de ce constat, Nietzsche s’apprête à déconstruire cette volonté de savoir, car la métaphysique ne produit que des fictions; et ce sont justement ces fictions qui forgent la pensée magique de la religion, cherchant depuissa création à expliquer les causes métaphysiques de façon imagée. Si, dans le polythéisme, la multiplicité des normes s’incarnait en un Überwelt (surmonde) qui introduisait une certaine préparation de « la liberté d’esprit » et de « la multiplicité d’esprit de l’homme », le monothéisme, en revanche, s’avérait être une « conséquence rigide de la doctrine de l’homme normal unique » , en oppositionavec le monisme Nietzschéen. Dans De l’origine de la religion du Gai savoir (section 151), Nietzsche parle d’un « embarras de l’intellect » à propos du dogme religieux qui admet l’existence d’un autre monde pour lequel il faudrait se priver de nos désirs. Cet embarras de l’intellect est en réalité une incertitude fondamentale, au centre de la dialectique de l’angoisse ancrée dans les culturesenracinées dans la tradition judéo-chrétienne. D’un point de vue historique, Nietzsche se prononce dans Guerres de religion (Gai savoir, section 144), en évoquant les « petits riens » que la plèbe prenait tant au sérieux et qui ont pourtant conduit à de grandes tueries, motivées par cette fameuse volonté religieuse du « salut de l’âme » ! Nietzsche s’attaque également dans son processus de...
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