Nouvelle québécoise

1358 mots 6 pages
Lecture croisée de textes critiques sur la nouvelle.

Les questions relatives à la légitimité des genres littéraires ont, de tous les siècles, enflammé les débats. Certaines interrogations ont reçu réponse et sont maintenant affaires classées, mais certaines, d’aussi loin qu’elles puissent avoir été soulevées, nous sont contemporaines et demeurent au centre des discussions littéraires. Au Québec, la jeunesse de notre littérature nous a permis d’éviter les écueils de certaines classifications génériques, mais les fictions brèves sont toujours questionnées. C’est plus particulièrement à la problématique de la reconnaissance de la production nouvellière que ce sont attardés Gilles Pellerin, André Belleau et André Carpentier. Pellerin et Carpentier sont nouvellistes, Belleau est essayiste, tous trois ont tenté de théoriser, de démythifier cette pratique de l’écriture brève.

Il est un point que chacun se presse d’exposer, Gilles Pellerin et André Belleau en font leur incipit : la nouvelle est socialement reconnue comme un genre mineur, en marge du roman. Idée préconçue et répandue parmi les lecteurs comme les critiques qui voient dans le bref une paresse du créateur. La brièveté est perçue comme l’atrophie d’un sujet que l’écrivain n’avait pas le souffle de porter à l’ampleur du roman. Cette comparaison générique fait couler bien de l’encre et les tenants de cette critique se réfèrent au roman et à sa qualité d’art suprême, d’art complet, vraisemblable et raffiné. Tous trois auteurs mettent de l’avant cette dichotomie court/long, roman/nouvelle et tous déplorent la propension à blâmer la nouvelle par sa longueur. La nouvelle dans l’ombre semble une ébauche, un roman inachevé et comme le dit Gilles Pellerin : «Les nouvellistes ne seraient après tout que des écrivains en transit, en attente du grand genre.» Les opinions des auteurs se rejoignent aussi dans leurs réponses à ces préjugés génériques. Tous trois se hâtent de réfuter ces affirmations en

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