Nouvelle

Pages: 6 (1306 mots) Publié le: 6 janvier 2011
Augustin attendait dans la gare St Charles de Marseille. Son train avait une heure de retard, alors il observait la foule. Il adorait s’amusait avec la foule. Il imaginait les vies, les vices et les envies, skotchait facilement sur les plus beaux fessiers, rêvant d’un coït merveilleux, le regard lubrique et la mâchoire pendante.

Il prenait toujours un Fluide Glacial pour les voyages, recueilde bandes dessinées aux bonnes blagues salasses et aux jolies bulles satyriques. La voie enfin annoncée, il s’installa sur le pire siège du pire wagon, envahi d’une famille espagnole imbuvable, qui criait pour communiquer, riait et emmerdait tous les voyageurs. Changement de wagon, Ray-Ban, dodo.

Déçu d’arriver à Toulouse au crépuscule, de rater l’après-midi ensoleillée tant convoitée, à seprélasser sur les bords de la Garonne, torse nu, une bière et des fraîches pimbêches à portée de main ; mais allègre de retrouver son ami dit « l’aristo ». Augustin et lui se connaissaient depuis le collège, ils s’aimaient franchement, comme deux vrais amis, avec respect, admiration et incompréhension. L’aristo étudiait à l’école de commerce de Toulouse depuis deux ans, il avait donc tissé une toiled’amis conséquente, aux liens inconséquents et aux surnoms débiles. Les soirées s’enchaînaient, des beuveries banales appelées « Open Bar » dans leur jargon anglicisé à outrance. Chacun avait son rôle, son étiquette, ses anecdotes. L’aristo tenait le foyer de l’école, un petit bar privatisé pour les étudiants avec la bière bon marché et le baby-foot incontournable.

Augustin, en boots, jean etveste en cuir, se retrouvait dans ce quartier général de bourgeois saoulards aux polos Ralph Lauren rentrés dans des pantalons à pince beiges, aux trenchs et aux médaillons de baptême, et discutait avec son pote, une bière à la main.

« Alors ça s’passe à Toulouse l’ami ? Tu dois faire bien la fête avec ce petit bar sous la main, sous ta direction même, Monsieur ! Tu kiffes ou quoi ? »
« Ouaisça claque. La bière est pas chère, il commence à faire chaud, on sort la terrasse et c’est parti. »
« Frais. On reste ici ce soir ? »
« Ah non, ça me saoule, je suis ici toute la semaine. Je sature vois-tu ? »
« Hum… On attend quand même de voir si un car d’Hollandaises débarque ? »
« Evidemment. Pour te faire plaisir mon salaud. C’est pas moi qui vais faire des malheurs de toute façon, tuconnais ma confiance légendaire quand il s’agit des femmes ! »
« Oui. Je sais aussi qu’il suffit de peu pour te désinhiber. Mais j’ai envie de passer la soirée avec toi, je ne partirai pas en chasse ce soir. »
« J’ai du mal à t’croire. »
« Et t’as bien raison ! »

Ils se marraient bien, assis là tous les deux, avec leurs souvenirs, leur complicité et la joyeuse ivresse qui commençait à lesenvahir. A chaque fois qu’Augustin allait pisser, il sentait l’alcool monter. C’était toujours aussi jouissif, de se vider la panse en entendant la musique, les rires des filles, et la pisse s’éclater sur la faïence.

Il badinait depuis un moment avec la serveuse, passait derrière le bar et choisissait des musiques avec elle, persuadé qu’une bonne soirée soit dépendante du bon son. Ils’affairait donc à jouer au DJ tout en se rapprochant sensiblement de sa jeune muse. Elle riait bêtement de ses plaisanteries scabreuses, et se cambrait légèrement à son approche. Elle était à lui pour une nuit, il en était convaincu. Une main sur ses hanches et l’autre sur son large cul, il lui donnait des petites claques en souriant.

« Bouge, bouge ton body. Fais bander les bandits », et il riait,heureux d’avoir une fille à son bras, s’amusant de la voir se tortiller, haletante, presque tremblante sous ses claques transformées en caresses à travers son jean bientôt mouillé.
« Ah stop ! Tu vas m’rendre dingue. Va voir tes potes un peu, laisse-moi tranquille. »
« Ok poulette. »

Il retrouva ces potes, autour de l’aristo, maître des lieux, qui comméraient sur le passé soi-disant débridé...
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