Obéir, est-ce renoncer à sa liberté ?

1435 mots 6 pages
Obéir, c’est accepter la contrainte. Il y a de la volonté dans l’obéissance ; à défaut il s’agit de soumission. Mais ce qui contraint altère la liberté. Est libre celui qui décide et fait ce qu’il lui plaît, sans être contraint par une pression extérieure. Ainsi, l’obéissance et la liberté sont de primes abords antinomiques. Néanmoins, peut-on être libre absolument ? Nous ne vivons pas isolés, ni en parfaite autarcie. Notre existence est conditionnée à des rapports externes, qu’ils s’agissent de subvenir à ses besoins primaires, comme de se réaliser soi-même. On est avec les autres, par autrui, et l’on se juge également selon lui. Comment dès lors la liberté peut-elle s’exprimer totalement une fois que nous nous trouvés plongés dans un monde où la relation et l’échange sont essentielles à sa subsistance ? Ne faut-il pas se priver de liberté, et donc obéir, pour vivre collectivement ? Autrement dit, obéir, est-ce renoncer à sa liberté ? Ou bien alors, l’obéissance est-elle un impératif indépassable pour que chacun puisse disposer de la liberté nécessaire pour disposer de lui-même ?

Les premières manifestations d’obéissance apparaissent lorsque le nourrisson accomplit ses premiers pas. Progressivement, il fait l’apprentissage d’une première source de liberté, celle de se déplacer. La liberté en effet se vit avant tout de façon spatiale. Est libre celui qui va où il veut. Notre système carcéral d’ailleurs interdit le condamné à se mouvoir comme il l’entend, l’emprisonnement étant une diminution de la liberté individuelle. Le petit d’homme, quant à lui, découvre très vite les joies d’aller et venir, le monde en s’ouvrant sous ses pieds devenant un terrain de jeu excitant. Mais bien vite il ressent, sans s’apercevoir, que les distances sont réductibles par des parents bienveillants. Il ne comprend pas, et les cris poussés sont à la hauteur d’une indignation sans artifice. L’autorité parentale est le premier acte culturel qui touche le tout jeune enfant,

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