Origine et principes de la versification française

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I. Les principes de la versification française classique

Les règles de la versification française ont été codifiées à l’époque classique (Malherbe, Boileau) mais elles se sont formées avec la naissance d’une poésie en langue française (La chanson de Roland). Le vers français procède du vers latin qui se fonde sur l’alternance réglée des syllabes longues et des syllabes brèves, groupées dans une unité métrique, le pied qui comporte un temps court et un temps faible.

C’est un système qui s’est effondré puisque l’opposition voyelle longue voyelle brève s’est perdue dès le IV e siècle après JC.

Le latin est devenu la langue véhiculaire du christianisme, qui associait le peuple à la liturgie. Les chants et la musique devaient éloigner les croyants de toute nostalgie des chants et danses du paganisme et apporter une instruction religieuse et morale donc devaient être faciles à retenir d’où la composition de mélodies très simples à la forme syllabique où chaque syllabe ne supportait qu’une seule note. Le vers syllabique était né.

La césure et la rime sont apparues en même temps.

La césure est constituée par la présence, à une place fixe, d’une syllabe accentuée, sur laquelle la voix peut s’appuyer. Elle est rendue nécessaire par la longueur de certains vers pour faciliter le compte des syllabes.

La rime ( à peu près inconnue du vers latin classique) joue un rôle analogue quand elle apparaît dans la versification du latin liturgique : le retour de sonorités identiques signale la fin du vers et souligne le retour d’un nombre égal de syllabes (isosyllabisme) .

Le vers syllabique, rimé, césuré, inventé pour les besoins du culte, s’est imposé pour des usages moins strictement liturgiques, voire laïques. Il a progressivement glissé, sans modification profonde, du latin médiéval à l’ancien français, au français moderne.

II. Le compte des syllabes

La règle essentielle de la métrique française est que les vers sont constitués par le

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