Otugh

4582 mots 19 pages
Arrivé à 18h30 au métro Franklin D. Roosevelt. En cette heure tardive de la journée, on aurait pu croire que l’avenue serait calme, mais ce n’est pas le cas. Il suffit de sortir de la bouche de métro pour réaliser que l’endroit est noir de monde, et pour cause, cet endroit s’avère être la plus belle avenue du monde ! S’y trouve les plus célèbres marques de luxe, mais aussi les restaurants et palaces les plus réputés au monde. Ici, tout n’est que luxe et beauté.
Parmi toute cette agitation, l’observateur aperçoit non loin de la sortie de métro, une entrée singulière. Il n’y a aucun nom d’enseigne qui figure sur le bâtiment, aucun symbole qui permettrait de savoir ce qui se trouve derrière cette entrée. Tout ce que l’on peut imaginer, c’est que cet endroit est luxueux, comme le laisse présager l’immense portail aux feuilles d’or qui impressionne du haut de ses 3 mètres.
Devant la façade de cet endroit, il y a des barrières en corde servant à indiquer aux visiteurs le sens de la queue. L’observateur se demande alors si c’est un musée, un palace, un hôtel ou encore un magasin très luxueux. C’est en s’approchant un peu plus qu’il aperçoit, au numéro 23 de l’Avenue des Champs Elysées, une grande plaque métallisée, fixé au portail, où il est inscrit « Abercrombie & Fitch ». C’est donc pour entrer dans ce temple du vêtement que les gens font la queue à une heure si tardive !
Sur le trottoir ni produit, ni vitrine ne sont visibles. En effet, avec ses fenêtres occultées, la vitrine disparaît totalement chez Abercrombie & Fitch. L’absence de vitrine va alors attiser d’avantage la curiosité de l’observateur. C’est d’abord en cherchant la boutique qu’il va prendre du plaisir. L'imaginaire se trouve à l'intérieur et pour le découvrir, il va vouloir entrer. Il va donc faire la queue.
La file d’attente est constituée de personnes de tout âge, issus de toutes catégories socio-professionnelle. Il en ressort cependant une majorité de jeunes adolescents : parmi eux, il

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