Palestine et kosovo

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La Palestine s’apprête à déposer une demande d’admission pour devenir Etat membre des Nations unies, précisant que son étendue territoriale est celle définie par les lignes existant avant la guerre des Six-Jours de 1967 et ayant Jérusalem-Est pour capitale. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu’ils opposeront leur veto au sein du Conseil de sécurité. Des Etats européens comme la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse n’ont pas encore indiqué quelle sera leur attitude. Ils partagent avec les Etats-Unis le fait d’avoir eu à l’égard du Kosovo une politique d’encouragement et de reconnaissance immédiate de la déclaration unilatérale d’indépendance. A la différence de la Palestine, le Kosovo n’a pas demandé à être admis aux Nations unies. Non pas tant parce qu’il craint un veto certain de la Russie et de la Chine, mais tout simplement parce que Pristina sait ne pas pouvoir compter sur une majorité d’Etats en sa faveur à l’Assemblée générale. La Palestine, en revanche, bénéficiant déjà d’une large reconnaissance internationale, est sûre de trouver la majorité de deux tiers requise au sein de l’organe plénier de l’ONU.

S’agissant de situations dans lesquelles deux entités cherchent à s’imposer comme Etats souverains, la comparaison de l’attitude des autres Etats à leur égard est ici pertinente. Cette comparaison sert à mesurer le poids qu’ils attribuent au respect du droit international dans leur prise de position ainsi que la cohérence de leur argumentaire politique.

Les questions palestinienne et kosovare sont toutes les deux sur l’agenda des Nations unies. Dans les deux cas, il y a eu des négociations entre les parties concernées avec la médiation, soit de l’ONU, soit d’Etats tiers. Les coïncidences, toutefois, s’arrêtent là. L’Assemblée générale avait déjà approuvé en 1947 une résolution envisageant un Etat juif et un Etat arabe en Palestine. Depuis des décennies, l’ONU reconnaît le droit du peuple palestinien à l’autodétermination à l’intérieur du

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