parfums de naples

Pages: 20 (4912 mots) Publié le: 12 septembre 2014








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Les parfums de Naples
Deuxième Journée
Nouvelle No 5

Andreuccio de Pérouse se rend à Naples pour acheter des chevaux. En une seule nuit il est victime de trois gravesmésaventures; chaque fois il se tire d'affaire, et rentre chez lui possesseur d'un rubis.

C'était à Fiammette de prendre la parole.
— Les pierres trouvées par Landolfo, commença-t-elle, réveillent dans mon souvenir une histoire dont le héros n'affronte pas moins d'épreuves que le héros de Laurette. Mais il y a une différence; dans la nouvelle de Laurette, ces épreuves durent plusieurs années; dans lamienne, c'est l'affaire d'une seule nuit.
A ce qu'on m'a dit, un jeune maquignon de Pérouse, Andreuccio di Pietro, apprit que les chevaux étaient avantageux sur le marché de Naples. Il mit dans sa bourse cinq cents florins d'or, et, lui qui n'avait jamais quitté sa maison, se rendit à Naples en compagnie d'autres marchands. Il arriva un dimanche, vers le soir, demanda quelques indications à sonhôte, et, le lendemain matin, s'en fut sur la place. Il vit beaucoup de bêtes dont certaines lui plurent; il marchanda activement, mais sans pouvoir se décider. Pour montrer qu'il était bien venu dans l'intention de conclure un achat, il eut d'ailleurs, à plusieurs reprises, la maladresse et l'imprudence de tirer, sous les yeux des passants, les florins contenus dans sa bourse.
Durant ses alléeset venues, et précisément comme il venait d'exhiber sa fortune, une jeune et jolie sicilienne, qui pour un petit prix monnayait ses faveurs, passa près de lui, sans qu'il la vit; elle remarqua la bourse et pensa tout à coup :
— Si j'avais cet argent, le roi ne serait pas mon cousin. Puis elle poursuivit son chemin.
A côté d'elle marchait une vieille, également sicilienne. A la vued'Andreuccio, la vieille laisse aller sa compagne et court se jeter dans les bras du garçon, avec de grandes effusions d'amitié. La jeune observa ce manège, ne dit rien, et, restant sur place, commença d'attendre. Faisant face à la vieille, Andreuccio la reconnaît et manifeste à son tour une grande joie. La vieille promit d'aller le voir à l'auberge, ne se perdit pas en discours, et partit. Andreuccioretourna au marché, mais n'acheta rien dans la matinée.
La donzelle, qui avait vu la bourse d'Andreuccio et noté sa familiarité avec la bonne femme, envisagea les moyens de subtiliser tout ou partie de l'argent. En posant des questions indiscrètes, elle commença de demander à sa compagne qui était l'individu, d'où il venait, ce qu'il avait à faire dans la ville, et quels étaient ses rapports avecelle. La vieille, qui avait longtemps demeuré chez son père, en Sicile d'abord puis à Pérouse, répondit avec presque autant de sûreté qu'eût fait le jeune homme, et précisa où le maquignon était descendu et ce qu'il venait faire. Une fois au courant de la famille et même des noms de chacun, la courtisane imagina une ruse ingénieuse, pour satisfaire sa soif d'argent. Elle revient chez elle, et, pour...
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