Petain

1836 mots 8 pages
Henri Philippe Bénoni Joseph Pétain est né à Cauchy-à-la-Tour (dans le Pas-de-Calais), le 24 avril 1856. Son père, Omer, après avoir brièvement travaillé à Paris avec Daguerre, était revenu en Artois pour y exercer la profession de cultivateur. Il suit des études au collège Saint-Bertin de Saint-Omer, puis chez les Dominicains d'Arcueil où il prépare le concours d'entrée à l'école de Saint-Cyr. Admis en 1876, dans un rang plus que modeste (403e sur 412), il en sort deux ans plus tard pour rejoindre comme sous-lieutenant le 24e bataillon de chasseurs à pied. Commence alors une carrière militaire sans relief particulier. En fait, sa vie se confond jusque vers 1900 avec celle de l'armée métropolitaine. De garnison en garnison, il devient un officier d'infanterie respecté et reconnu pour ses compétences (ce qui lui vaut notamment d'être nommé officier d'ordonnance du général gouverneur militaire de Paris), mais dépourvu de l'expérience du feu qu'aurait pu lui donner une carrière coloniale. De même, il traverse les crises de l'époque (boulangisme, affaire Dreyfus, affaire des fiches, etc.) sans se faire remarquer par un quelconque engagement.
A partir de 1900, cet officier bien noté par ses supérieurs commence une carrière d'enseignant : il est professeur à l'École Normale de Tir, à l'École Supérieure de Guerre (en qualité de professeur adjoint de tactique), puis à celle de Saumur. Il fait alors preuve d'une certaine liberté d'esprit. En effet, dans le bouillonnement intellectuel de la première décennie du XXe siècle, il est de bon ton de prôner une tactique agressive sur le champ de bataille. Ce courant de pensée, théorisé en 1911 par le lieutenant-colonel de Grandmaison dans ses célèbres conférences, a donné lieu à certains débordements. Pratiquant la surenchère dans l'esprit offensif, de nombreux jeunes officiers se déclarent partisans du choc, de la supériorité des forces morales sur les forces matérielles, de l'élan invincible, du risque érigé en doctrine, etc.

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