Phénoménologie de la perception

Pages: 5 (1106 mots) Publié le: 18 octobre 2010
PHILOSOPHIE

Nous allons étudier un extrait de Phénoménologie de la perception de Maurice Merleau-Ponty. Merleau-Ponty cherche à savoir ce qui est fabriqué chez l'homme et ce qui est naturel, c'est à dire ce qui lui vient de son état originel. Mais alors comment définir l'homme ? A ce problème, l'auteur répond que l'association de la nature et de l'invention, autrement dit de la culture estindispensable pour définir l'homme et ses comportements. Maurice Merleau-Ponty illustre sa conception en montrant que les sentiments et les conduites passionnelles ne sont pas naturels, qu'ils sont grandement conventionnels, c'est à dire tout ce qui est transmis par l'héritage social et historique. De ces constats, il déduit que s'il est impossible d'affirmer que tout est fabriqué et que tout estnaturel chez l'être humain, on ne peut pas en conséquence séparer en lui ce qui est naturel de ce qui est culturel. Ce sont les deux, ensemble, qui sont constitutifs de l'homme.

Merleau-Ponty affirme que : " Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. ". Il démontre ici que les sentiments que nouscroyons naturels et spontanés chez l'homme ne sont finalement que le résultat d'une élaboration. Il veut monter par là que les attitudes humaines ne sont pas plus naturelles que les objets fabriqués par l'homme et qu'appeler table une table n'est pas naturel mais résulte de la langue française qui est donc de l'ordre culturel. Cela nous amène alors à aborder l'idée du langage. Contrairement à ce quenous pouvons penser, le langage n'est pas inné chez l'homme mais est une capacité acquise par l'homme afin d'exprimer ses pensées et de communiquer. Le langage permet de déplacer d'une génération à une autre ce qui a été pensé, inventé pour le conserver. Selon l'auteur, les sensations, les sentiments pures n'existent pas. Merleau-Ponty soutient de même que la paternité n'est en réalité que lerésultat d'institutions, c'est à dire de structures qui régissent la vie sociale et par extension se sont les ensembles des manières de penser, de sentir, de se comporter qui émanent de la société et s'imposent plus ou moins aux individus. Il est vrai que la paternité est liée au fait de procréer et la procréation tient d'une transmission exclusivement biologique, qui se transmet selon les lois de lagénétique et qui est donc inné. Cela dit, même si donner la vie est en effet naturel en assumer la responsabilité en est une autre. A travers cette idée il insiste ainsi sur l'aspect trompeur de certaines conduites de l'homme qui peuvent paraîtres naturelles alors même qu'elles sont, en réalité, le résultat de son invention et donc, de nature culturelle.Selon Merleau-Ponty, l'homme n'est ni naturel ni fabriqué: " Il est impossible de superposer chez l'homme une première couche de comportements que l'on appellerait "naturel" et un monde culturel ou spirituel fabriqué". L'homme est un mélange des deux. L'homme a forcément une part de lui qui tient encore de son état originel mais les institutionsl'ont modifié. En cela nous pouvons donc dire que l'homme a été modifié. L'homme ne serait pas ce qu'il est sans ses origines biologiques ni sans les institutions qui font aujourd'hui ce qu'il est devenu. Nous pouvons dire que l'homme est un mixte d'inné et d'acquis. La question qui se pose alors est de savoir distinguer ce qui est naturel chez l'homme de ce qui culturel car la nature et laculture sont deux choses inséparables pour un homme. Ils forment un tout. Chaque attitude relève à la fois de l'inné mais aussi de l'acquis : " en ce sens qu'il n'est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose à l'être simplement biologique, et qui en même temps ne se dérobe à la simplicité de la vie animale, ne détourne de leur sens les conduites vitales..." . Mais alors chez un...
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