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Tout d’abord, pour mieux saisir le phénomène de la soumission, on peut se référer à Stanley Milgram, l’auteur du livre Soumission à l’autorité, qui a tenté de déterminer le processus du passage de l’état autonome à l’état agentique d’un individu (condition où l’homme se considère comme l’agent exécutif d’une volonté étrangère) à l’aide de son expérimentation en laboratoire. Une des premières conditions immédiates qui pousse l’homme à rester dans cet état mental, est sa perception face à l’autorité. «La puissance de l’autorité ne vient pas des caractéristiques personnelles de celui en qui elle s’incarne, mais de la clarté de sa perception dans une structure sociale» (p.173) L’homme est donc persuadé du bien-fondé d’une idéologie en restant indifférent à sa propre conscience, ce qui l’incite à continuer d’obéir. Autres facteurs de maintenance tels que, l’obligation inhérente à la situation (obéissance à un ordre pour ne pas paraître mal aux yeux des autres) et l’anxiété (peur d’enfreindre les règles) reculent l’homme devant ses valeurs. Les exemples suivants peuvent le démontrer : * les Allemands sur le régime d’Hitler étaient convaincus par les discours de leur leader, qu’il était dans leur devoir de citoyen d’éliminer leurs semblables, les juifs. * La fonction de soldat, oblige à abattre des gens désarmés sous prétexte de serment * Certains sujets de l’expérimentation de Milgram comme Fred Prozi continuaient à administrer des décharges car ils se sentaient contraint par les ordres de l’expérimentateur.
Selon Milgram, «si l’autorité demande d’agir à l’encontre des normes fondamentales de la morale, rares sont ceux qui possèdent les ressources intérieures nécessaires pour en résister.» (p.22) Toutefois, ceux qui en possèdent sont prêtent d’affronter les commandements de l’autorité. D’où vient le principe de l’individuation qui est la distinction d’un homme dans sa collectivité ou de la société dont il fait partie car il se sert de ces

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