Philosophie du droit

20631 mots 83 pages
Philosophie du droit

Le point de départ est un conflit, qui n’a jamais vraiment été résolu, entre le droit objectif et le droit subjectif.
Le droit subjectif est un droit de la personne, de l’individu qui forme la base des droits fondamentaux, qui sont quant à eux un acquis des démocraties occidentales (ex : question récente sur les rom qui remet en cause les droits fondamentaux). La nature a fait les hommes égaux avec des libertés fondamentales : c’est l’argument qui fut utilisé contre la monarchie absolue. Aujourd’hui, il est rare de défendre le fait que le droit subjectif est un droit naturel. Il y a effectivement de larges controverses sur ce qu’est la nature. Défendre le droit subjectif est une chose et le droit naturel une autre.
Concernant la notion de droit objectif, c’est une expression qui a été forgée récemment pour désigner une conception du droit : la théorie de la souveraineté. Peu à peu s’est formé un droit valable car il est un commandement assorti d’une contrainte : il doit y avoir un souverain dans l’Etat qui doit agir seul et qui prend une décision qui s’impose à l’ensemble des individus. C’est ici le point de départ et le point commun de toutes les théories du positivisme. En effet, le positivisme est le fait qu’il n’existe que le droit positif, le droit effectif posé par le souverain (le reste n’est pas du droit : on ne peut invoquer un droit supérieur). La nature dans le positivisme ne serait donc pas au dessus. Un problème politique va alors naître. Pour ou contre le pouvoir absolu ? Le roi se réclame avoir la théorie de la souveraineté qui repose à la base sur l’idée que c’est un pouvoir illimité. Un souverain ne peut se poser à lui-même des limites sinon il ne serait plus souverain. On est alors directement en contradiction avec le fait qu’il y aurait des droits de l’individu intangibles. C’est la grande controverse de la question qui va se situer dans un cadre révolutionnaire. John Locke est le grand défenseur de cette controverse

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