Plaisir philosophie

5196 mots 21 pages
LE PLAISIR : INTRODUCTION

Lorsqu'on pose la question du plaisir, la question de la vertu n'est jamais loin. « Qu'est-ce qu'une vie bonne ? », Philèbe. La question de la nature du plaisir apparaît comme condition de sa valeur morale.

I / La nature du plaisir
La définition commune du plaisir est simple mais peu profonde. Le TLF le définit comme : « un état affectif agréable, durable, que procure la satisfaction d'un besoin, d'un désir ou l'accomplissement d'une activité gratifiante ». L'état affectif est ici le genre et agréable la différence spécifique. Si le plaisir est un état affectif, il est subjectif et éprouvé par un sujet, ce n'est pas une proprieté d plaisir a-t-il la même positivité, la même réalité que la douleur ? Epicure a par exemple une conception négative du bonheur (ataraxie), qu'il conçoit comme une absence de troubles. Si seule la douleur est positive, le plaisir serait alors simplement l'état dans lequel on ne souffre pas (ex : plaisir de ne plus subir la douleur de ces chaînes dans le Phédon de Platon, qui ne défend pas cependant une conception négative du plaisir).

1) Schopenhauer : négativité du plaisir
Selon lui, nous prenons conscience de ce qui est plaisant seulement quand on en est séparé. La chance et le plaisir (santé, jeunesse) apparaissent rétrospectivement. Nous avons conscience du temps quand on s'ennuie, alors que nous n'en avons pas conscience dans les moments agréables. Ce qu'il y a de plus heureux dans la vie nous échappe, nous n'en prenons conscience que par les lamentations et le chagrin. Il aurait mieux valu ne pas éprouver de plaisir, il n'y aurait alors plus de multiplication des chagrins. Le plaisir ne procure pas le bonheur car il ne sollicite pas notre attention : nous manquons ainsi le meilleur.
La tranquillité retrouvée ne deviendrait-elle pas ennuyeuse ? Il serait impossible d'en jouir.
Pourentre le plaisir et l'utile. Faire quelque chose pour le plaisir, c'est le faire pour lui-même, c'est une fin en

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