Pratique extrascolaire

5547 mots 23 pages
La question du temps libre et des loisirs a traditionnellement été développée en France dans le champ de la sociologie et a été plus spécifiquement théorisée pour les adultes. L’idée de temps libre (qu’on peut associer à la première signification du mot « loisir ») est une notion purement quantitative, c’est l’élément résiduel issu du non-travail. Il est appelé par Dumazedier (1962) « temps ipsatif », manière d’exprimer un « temps à soi », non contraint par des contingences externes (incluant aussi bien le temps professionnel que le temps ménager).
Le pendant chez l’enfant se retrouve par l’utilisation du terme « temps extrascolaire ». Ce premier niveau, le plus souvent quantitatif, permet de définir les moments dégagés des obligations scolaires. Il est opposable au temps passé dans l’école (scolaire), mais aussi à celui consacré aux devoirs et/ou aux déplacements pour se rendre à l’école (périscolaire). Le temps extrascolaire a connu en France une évolution historique. En un siècle, le temps occupé par l’école s’est réduit de près de 40 % (Sue & Rondel, 2002). Ce constat rejoint celui proposé dans la littérature anglo-saxonne qui suggère que 50 % du temps éveillé constitue un temps libre (Fine, Mortimer & Roberts, 1990 ; Larson & Verma, 1999). L’expansion de ce temps extrascolaire légitime s’il est besoin l’intérêt qu’il convient de lui porter.
L’acceptation actuelle du mot loisir renvoie aussi à un niveau plus subjectif : d’un simple « temps à soi », il recouvre dorénavant différents modes de pratique des activités de loisirs, ayant pour objectif l’épanouissement ou la réalisation de soi. Le loisir n’est plus seulement un temps mais devient en ce sens un véritable milieu de développement, susceptible d’apporter une contribution au développement de la personne.
En interrogeant directement les représentations subjectives des adolescents, nous voyons apparaître les critères nécessaires et suffisants, issus de leur définition, qui fondent le loisir

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