Qcque

5239 mots 21 pages
2. Ne doit-on tenir pour vrai que ce qui est scientifiquement prouvé ?
1. Pour le logicien ( Russell, Rougier... ), le vrai est un terme de métalangage.
Les choses du monde ne sont ni vraies ni fausses pas plus qu'elles ne sont absurdes ou équivoques... elle sont ; et indépendamment de tout jugement d'attribution.
Ce sont nos jugement sur les choses et leurs expressions linguistiques, les propositions, qui peuvent être dits vrais ou faux, exacts ou inexacts.
2. Pour le scientifique, la vérité n'est pas donnée, elle est établie. Elle est l' effet d' une activité de probation.
Il y a trois manières d' établir la vérité :
-la démonstration ( rationalité logique );
-la vérification ( rationalité expérimentale );
-la production des faits dans les circonstances d' une instruction ( rationalité de l'investigation juridique ).
Et l' imagination et l' intuition sont mises au service de l' entendement.
3. Pour le poète -qui substitue l'image au concept, la métaphore au raisonnement, l'analogie à la causalité-, le Beau est le signe du Vrai.
Ainsi selon le Platonicien ( Banquet, Phèdre, Alcibiade Majeur ), il y a convergence des Transcendantaux ( Être, Vrai, Beau, Bien.. ) et la Beauté est inductrice de certitude.
4. Pour le mystique chrétien, la Vérité aperçue est manifestation de la Grâce.
5. Pour Roméo, les raisons du Coeur sont le coeur de sa raison affective. Et l' évidence des signes témoigne de la magie opérative de l' amour.
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Quant au 'pataphysicien, le problème qui le retient n' est pas tant de distinguer les critères du vrai que d' analyser l'origine et la valeur de l' idée de vérité ( besoin, idéal, norme... fantasme ).
4. Qu' est ce que prouver ?
Question définitionnelle qui relève de la phénoménotechnique et de la psychologie de la connaissance.
1. La preuve désigne ce qui amène et oblige l' intelligence ou la raison à admettre la vérité d'une proposition ou la réalité d' un fait.
Démonstration logico-mathématique, vérifications expérimentales

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