Rapport de stage

Pages: 31 (7518 mots) Publié le: 24 février 2011
L’HISTORIQUE
La Création de la CBAO date de 1853 ce qui fait d’elle la plus ancienne de la région. Elle a réalisé ses premières opérations sous la dénomination de « Banque du Sénégal ». Elle deviendra ensuite la « Banque de l’Afrique Occidentale », puis la « Banque Internationale de l’Afrique Occidentale », capitalisant ainsi une vaste expérience tant dans le domaine du financement deséconomies africaines que dans celui des opérations internationales, notamment du commerce intra africain et avec le reste du monde. Elle a de nouveau changé de nom en janvier 1993, devenant : la COMPAGNIE BANCAIRE DE L’AFRIQUE OCCIDENTALE. Ce changement traduit la mutation récente de la banque ainsi que ses nouvelles ambitions dans le sens de la constitution d’un grand groupe financier à vocationrégionale.
Mais avant cela, en 1980, décision fut prise de filialiser les entités du réseau et la BIAO-Sénégal fut créée avec pour actionnaires (
- African Trust International : 65%
- Etat du Sénégal : 35%
La décennie qui suivit la création de la filiale sénégalaise fut douloureuse ; l’environnement économique international s’est détérioré à la suite du second choc pétrolier. Unenouvelle période de sécheresse sévit ; le coût des ressources se renchérit. Les banques du Sénégal ont alors souffert de la dégradation de la situation des entreprises, mais aussi d’une gestion qui sera plus tard qualifiée de laxiste. Les pertes de la BIAO-Sénégal s’accumulèrent rendant indispensable la mise en œuvre d’un plan de restructuration en 1988. Le capital de la banque fut alors reconstituéet porté à 1,1 milliard de FCFA et des particuliers y feront leur entrée. Sa nouvelle restructuration est alors la suivante :
|El Hadj Djily MBAYE |10% |
|Jean Claude MIMRAN |10% |
|Etat du Sénégal |25% |
|AfricanTrust International |55% |

A la faveur de cette restructuration, la taille de la banque fut fortement réduite. Les effectifs baissèrent de plus de la moitié après les départs de 150 agents. Le réseau fut réduit à deux agences et au siège après la fermeture de sept agences et bureaux.
Il y a de remarquer que cette restructuration aurauniquement donné une solution au problème des charges d’exploitation sans que ne fut traité celui du bilan de la banque déjà lourdement compromis par des créances douteuses et litigieuses insuffisamment approvisionnées.
La restructuration de 1988 est donc restée incomplète. Et en 1989, les brusques retraits opérés par le déposant le plus important de la banque créent une grave crise de liquidité auniveau de la BIAO-Sénégal tandis que dans le même temps un projet de liquidation du réseau BIAO conçu par le nouvel actionnaire majoritaire (Banque Nationale de Paris) se fait connaître.
Au sein de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est chargé par les Etats de concevoir un scénario alternatif à celui de la BNP : il porterale nom de son gouverneur, Alassane OUATTARA.
Pour la BIAO-Sénégal, le redressement s’articule autour des axes suivants :
1. retrait de l’actionnaire majoritaire après sa participation à la couverture de la situation nette négative de la BIAO-Sénégal à hauteur du pourcentage détenu ;
2. apurement de l’intégralité des pertes ;
3. couverture à 100% des créances douteusespar la constitution de provisions par l’ensemble des actionnaires ;
4. reconstitution du capital avec des actionnaires appartenant en majorité au secteur privé.
L’application des points (1), (2) et (3) ramena la situation nette de la banque à zéro franc.
Les nouveaux actionnaires pressentis ayant eux-mêmes procédé à l’audit des comptes, des besoins complémentaires d’apurement ont...
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