Recherche sur l'autorité

Pages: 23 (5716 mots) Publié le: 4 août 2010
Dans ce travail, Docoche Stéphanie, éducatrice spécialisée, nous décrit comment dans une institution, elle a mis en place une assemblée visant à réguler les conflits, réduire la violence mais aussi amener des jeunes filles à gérer leur vie de manière autonome et démocratique.

Martin Luther King commence un de ces discours par « j’ai fait un rêve… ».

Nous tous, bâtissons, un jour l’espoird’apporter à l’humanité des jours meilleurs.

Mais le travailleur social engagé sur le terrain de l’action expérimente le fossé, pour ne pas dire le principe, qu’il y a du rêve bâti à sa confrontation à la réalité.

La communication non violente, la méthode sans perdant, enseignée dans les cours de ma formation d’éducateur spécialisé pouvaient me sembler une joyeuse utopie jusqu'au jour où je lesai vues pratiquées sur le terrain et où j’ai décidé de m’y investir.

De janvier à mars 2006, j’ai effectué un stage à l’ERPD Ernest Couteaux à Lille.

C’est là que j’ai découvert un dortoir où se pratiquait la méthode du Conseil de coopération.

Les jeunes garçons et filles de 6 à 8 ans accueillis présentaient entre autres des problèmes de carences affectives et de problèmes decomportements « difficiles » (agressivité, mutisme, refus de l’autorité, précarité sociale…).

J’avais été surprise par les modifications de comportements et les résultats de régulation sur la vie du groupe.

Renseignements pris, l’éducateur responsable du dortoir appliquait les principes définis par Fernand Oury et Aïda Vasquez[1].

Ce procédé au premier abord utopique m’a démontré tout au fil du stageson efficacité.

Je m’en retrouvais séduite, enthousiasmée.

J’ai voulu à mon tour devenir la porteuse de cette méthode afin d’en faire bénéficier les populations que je rencontrerais au fil de mon devenir professionnel.

Mais la démarche était-elle applicable à tout public ?

J’ai voulu faire fort en m’orientant vers une population différente, sortant du cadre purement scolaire où ilétait appliqué dans sa genèse[2].

Mon choix s’arrêta sur une maison d’enfant à caractère social accueillant des jeunes filles de 16 à 21 ans.

Après les premières démarches de candidature, une soirée d’essai,… j’obtiens l’autorisation d’effectuer mon stage de troisième année sur ce terrain dont j’allais me demander bientôt s’il n’était pas un champs de bataille opposant pêle-mêle, fillesagressives à équipe éducative démontée dans tous les sens du terme.

Je me rappellerai toujours que le premier jour de mon stage, en guise de présentation du public, la chef de service me lance l’avertissement : « Ne tourne jamais le dos aux filles ! ».

Quelques heures plus tard, je fus témoin d’une altercation opposant jeunes puis éducateurs à coups d’extincteurs et de … .

L’incident nécessitel’intervention des forces de l’ordre, qui éprouvèrent à leurs tours les pires difficultés à prendre le contrôle de la situation.

Grosse remise en question…

Le Conseil de coopération parviendrait-il à prendre racine sur ce terreau au contenu volcanique ?

Nous allons voir que oui.

Revenons à un style, plus conceptuel.

Définissons tout d’abord la problématique.

Dans le cadre de cetravail de fin d’études, j’ai voulu démontrer qu’il est possible d’améliorer l’écoute, la communication et les relations au sein de l’institution accueillant des jeunes adultes en difficulté sociale.

Durant cette recherche, j’ai essayé de répondre à la question suivante :

« Comment grâce au Conseil, il est possible de restaurer une communication et une relation saine, harmonieuse entre des jeunesplacées et l’équipe éducative ? »

Pour construire cette démonstration, il me semble indispensable de vous décrire l’origine du conseil et de son père spirituel Célestin Freinet.

Cette nouvelle pédagogie est basée sur le centrage des préoccupations de l’enfant, la démarche pédagogique active…, qui sont les piliers de cette technique.

Après la présentation de l’institution et le...
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