Reforme en europe du xvi au xviiiè siècle: unité et diversité

Pages: 60 (14911 mots) Publié le: 21 janvier 2011
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Chronique

| Presses Universitaires de France | Diogène 2004/3 - N° 207
ISSN 0419-1633 | ISBN 2-13-054719-8 | pages 140 à 173

Pour citer cet article : — Chronique, Diogène 2004/3, N° 207, p. 140-173.

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CHRONIQUE
Le mythe de la Mandragore, la « plante-homme » (dossier et extraits) Aucune plante n’incarne mieux larencontre entre l’homme et le végétal que la mandragore dont le mythe, écrit Arlette Bouloumié, « a le sens cosmique d’une correspondance profonde entre la nature et l’homme et de leur fusion possible1 ». Cette plante, déjà connue par les médecins de l’Antiquité et de l’ancienne Chine pour ses vertus narcotiques et anesthésiantes, a la réputation, parmi les magiciens et les sorciers, d’éveillerl’amour grâce à ses qualités aphrodisiaques et de guérir la stérilité des femmes. L’origine est biblique : Lea, femme de Jacob, est guérie de sa stérilité grâce aux vertus de la mandragore (Genèse, XXX : 14). Toutefois, le caractère magique de la mandragore vient principalement de la forme de sa racine qui ressemble vaguement à un corps humain ; elle est dotée de deux « jambes » et ses radicellesrappellent des poils. Cela explique pourquoi parmi les nombreux noms qui lui ont été attribués au cours de l’histoire et dans des régions variées de la planète, tous font généralement référence soit à l’amour soit à sa 2 forme humaine . Ici, c’est le caractère « humain » de la plante qui nous intéresse. Les Grecs l’appelaient anthropomorphos ou mandragoras mais l’origine du second terme reste obscure.Dans son Dictionnaire étymologique des noms grecs de plante3, A Carmoy pense que mandragoras est adapté d’un mot étranger et relève une ressemblance avec son équivalent persan mardum-giyah (plante-homme)4 qui, à son sens, pourrait être une altération du vieil iranien (avesta) gayo mertân, nom du premier homme. Berthold Laufer pose une question encore plus précise : serait-il possible que le termesanscrit mandâraka – qui désigne une solanée comme la mandragore – et le terme gréco-latin mandragora(s) soient anciennement apparentés et descendent d’une racine commune5 ?
1. « Deux thèmes chers au romantisme allemand : la mandragore et la harpe éolienne dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier », dans Recherches sur l’imaginaire, Presses de l’université d’Angers, 17, 1987, p.169. 2. À noter que, dans les Carpathes, où elle est aujourd’hui encore très populaire, la mandragore n’y est connue que pour ses vertus aphrodisiaques alors que partout ailleurs, en Méditerranée, son caractère de plante-homme est dominant ; voir Mircea Eliade, De Zalmoxis à Gengis-Khan. Etudes comparatives sur les religions et le folklore de la Dacie et de l’Europe orientale, Paris, Payot, 1970,chapitre « Le Culte de la mandragore en Roumanie », p. 198-217 ; et surtout, Jean Cuisenier, Mémoire des Carpathes. La Roumanie millénaire : un regard intérieur, Paris, Plon, 2000, chapitre « Détruire ou séduire par la mandragore », p. 479-490. 3. Louvain, Publ. Unies, 1959. 4. Les Persans la connaissent aussi sous le nom de mihr-giyah, plante de l’amour. e 5. Berthold LAUFER, « La Mandragore...
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