Ronsard - sonnet cxxxix

589 mots 3 pages
Sonnet CXXXIX

Poème au contexte mythologique évoquant les tourmants de l'amour. Il est en décasyllable, et aux rimes embrasées. Ici, la légende d'Hercule prend tout son sens:

Le feu purificateur <=> passage du matériel au spirituel.

Ce sonnet est donc néoplatonicien.
L'image de la purification qui transforme la matière imparfaite en spirituel, car selon le platonicisme , la matière est la marque de la bestialité humaine. C'est le dualisme des platoniciens qui distinguent le corps de l'esprit. Dans ce poème, Ronsard veut s'éloigner du monde sensible vers le monde intelligible. C'est la dialectique du Banquet de Platon.

Ce sonnet oppose deux amours: l'Eros Celeste et l'Eros Vulgaire;

Le poème commence par du lyrisme: "Je veux". Ronsard aime à s'identifier aux demi-dieux, pas au condamnés. Ici, il s'identifit à Hercule, un demi-dieux grec. On peu ainsi le rapprocher d'Icare ("Je vole d'un plein sault oultre le ciel"), le "ciel" <=> au ciel des idées.

Périphrase du début pour désigner le corps. Elle est dualiste et péjoratif ("Je veux brusler pour m'envoler au cieux"). Cela va chreshendo: le corps est d'abors qualidifé "d'écorce", puis de "dépouille" et enfin de "cadavre".

La notion de temps disparait ("Eternisant") <=> Les fondamentaux de Platon sont intemporels (Le Beau, le vrais, etc...) <=> connotation platonique.

Le texte est de style élevé, on y trouve de multiples allusions mythoplogiques :

Hercules s'immolant sur un bûchet après l'empoisonnement de la tenue de Nesus. Il pert ainsi sa partie charnelle, héritée de sa mère Alcmène, mais conserve son essence divine, héritée de son père, Zeus.

Au second quatrin, on à l'espirt qui fabrique un bûchet pour brûlet sa chaire : c'est une hypotypose

On a un combat mental, l'allégorie de l'esprit contre celle de la chair <=> Bataille des allégories.

Au vers 6, au lieu d'avoir "dans ma chaire", on a "dedans ma chaire". Le "dedans" est plus fort que "dans", ce

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