Rumours of a hurricane tim lott

3069 mots 13 pages
Texte n°11 : Rumours of a Hurricane (2002)
Tim Lott, Rumours of a Hurricane (2002)

La crise économique des années 1970 n’épargne pas l’Angleterre et la frappe d’autant plus durement que les années 72-73 avaient été des années de prospérité. Les années 1970 sont synonyme non seulement de marasme économique mais aussi de désordre social dont l’apogée se situe au début de l’année 1979 qui fut surnommé par les médias « l’hiver du mécontentement » (Winter of discountent). Lorsque le 4 mai 1979 Margaret Thatcher est nommée premier ministre, le nouveau règne qui commence pour elle va concorder avec le déclin, qu’elle précipite, des Trade Unions. Le titre du roman de Tim Lott, Rumours of Hurricane, désigne au sens propre la grande tempête qui sévit sur la Grande Bretagne à la fin des années 1980 mais aussi, dans un sens plus métaphorique, « l’ouragan » que fut le thatchérisme. Le roman retrace l’itinéraire durant ces années 1980 de Charlie Buck depuis la grève des imprimeurs de Wapping jusqu’à la fin de sa vie, divorcé, seul, et alcoolique. Comme l’écrit Ruth Rendell “his story is a tragedy but only partly one in which the protagonist brings the disaster through his own actions.”[1] Tim Lott avec ce roman paru en 2002, n’en est pas à son premier essai. Son premier ouvrage, autobiographique, intitulé The Scent of Dried Roses était paru en 1996. Il y raconte son itinéraire personnel et également, d’un point de vue plus surplombant, il décrit aussi ce que cela signifie d’appartenir à la working class et montre l’évolution des banlieues anglaises entre les années 1950 et 1980. L’auteur, né en 1956 à Southall, a d’abord travaillé comme journaliste au magasine londonien City Limits. Il avoue qu’il ne se serait peut être jamais lancé en littérature sans la mort de sa mère dont le suicide est le sujet central de The Scent of Dried Roses, ce livre autobiographique gagna J.-R. Ackerley. En 1999 paraît son premier roman, White City Blue qui raconte l’histoire

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