Séduction/tentation : quelles nuances?

Pages: 2 (271 mots) Publié le: 27 février 2013
Etre séduit, c’est être détourné du droit chemin, de la vie qu’on était destiné à mener. Le détournement a forcément lieu vers une autre vie dont uncertain objet, séduisant ou séducteur, a fait miroiter la possibilité. Il y a donc la vie même et l’autre vie, dont le paradoxe de la séduction est qu’elleapparaisse comme la plus propre, celle que depuis toujours et donc sans le savoir on se devait à soi-même de mener. Impossible de parler de séduction sansadmettre la nécessité aussi étonnante qu’injustifiable de se faire le complice de ce qui séduit contre celui qu’on a été depuis toujours et dont, par làmême, on se signifie à soi-même qu’il était non vrai. La vraie vie serait donc ailleurs, à portée de main : il suffit de se décider. Toute la question estlà, en effet, qui est celle d’être sujet : ou bien celui de la vie qu’on a les meilleures raisons de poursuivre (et donc aussi d’améliorer) ou bien celuid’une autre vie pour laquelle on ne pourrait se décider qu’à l’encontre des meilleures raisons, et quoi qu’il puisse arriver. Ainsi la séduction semble-t-elleidentique à une tentation : celle qu’exerce sur nous l’objet séduisant ou séducteur, qui serait finalement tentation de la folie contre la raison. Tentantet séduisant sont souvent pris l’un pour l’autre, comme tentateur et séducteur. Est-ce à bon droit ? N'y a t-il pas des nuances? Etre dévié du droitchemin - du latin seducere - séduire. Et si ce droit chemin n'était pas le bon? Séduire ne devrait il pas "remettre dans le droit chemin?". A philosopher!
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