Simmel argent

2560 mots 11 pages
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PHILOSPHIE DE L'ARGENT – Georg Simmel
Partie analytique, 3éme chapitre, sections 1 et 2 (Traduction de Serge Katz)

 Section 1 : La pulsion est un phénomène physiologique ou les énergies sont comprimées. Sa satisfaction n'intervient pas seulement à travers l'acte mais à travers le résultat de l'acte provoqué. Certaines pulsions nous font agir sans but particulier par pure causalité alors que d'autres ne sont motivées que par un résultat précis. Ainsi, il y a querelle, dans nos actions, entre causalité et théologie. Dans le processus théologique, le résultat de nos actes déclenchent en nous un sentiment moteur qui n'est pas considéré comme la fin ultime de notre action alors même qu'elle nous modifie intérieurement. Ce raisonnement montre l'incohérence à penser un Dieu : Pour Dieu, il ne saurait y avoir de fin, car il n'y a pas de moyen. Le moyen nous fait prendre conscience des résistances de notre être tout en générant l'énergie qui nous pousse à l'acte. L'action théologique peut être modélisée par une chaîne théologique. Il y a progression vers le but si et seulement si les liaisons causales inverses entre les différents éléments de la chaîne sont connues. Le but suscite l'envie de rechercher les relations de cause à effet. Nous pouvons atteindre d'autant plus de buts que nous avons de moyens et d'intermédiaires. L'homme primitif, peu évolué, atteindra une finalité avec à peine plus d'un intermédiaire physique. S'il ne parvient pas à ses fins, il invoquera une puissance divine. Soit il renoncera ou ne formera pas de désir. Le développement des civilisations conduit à l'accroissement des séries théologiques. C'est ainsi qu'intervient la notion d'outil. Il s'agit de l'introduction d'une instance entre le sujet et l'objet. Moyen de puissance, il nous pousse à ajouter un maillon de plus à la chaîne théologique. Les institutions sociales sont des exemples d'outils. Elles permettent à un individu d'accéder à des fins que ses capacités

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