Sommes-nous prisonniers de nos désirs ?

Pages: 6 (1361 mots) Publié le: 2 janvier 2015
« Sommes-nous prisonniers de nos désirs ? »


A travers cette question, il semble qu’on oppose la notion de liberté et de désir.
Etre prisonnier c’est tout simplement par définition être privé de cette liberté, on considère d’ailleurs l’emprisonnement comme la punition ultime quand un individu n’est pas dans le droit chemin.
Dans ce cas comment définir ces désirs ? Avant tout, il est biennécessaire de les citer, à la manière d’Epicure qui classe tout d’abord les désirs comme ‘’naturels’’ dont certains sont nécessaires à l’instar de l’eudaimonia, le bonheur ou encore l’aochlèsia, le bien être du corps mais à l’inverse, certains désirs ne sont pas nécessaires comme le désir sexuel ou esthétique mais qui restent cependant naturels car considérés comme non-douloureux.
Mais dans cecas, peut-on dire de ces désirs naturels qu’ils mettent en parenthèse ma liberté afin d’atteindre la satisfaction pure et simple de ce désir ? Enfin, il nous est également possible dans ce cas de parler des désirs non-naturels et donc vains qui peuvent correspondre à ce que Kant décrit comme le ‘’mal radical’’ : l’égoïsme qui englobe la soif de posséder, de l’honneur et du pouvoir qui sont enopposition même à ce qu’est la nature et qu’il est nécessaire d’extirper de son âme et ainsi éviter les sources de plaisir qui ne sont ni naturelles ni nécessaires selon la doctrine d’Epicure, l’épicurisme.
Après tout, on peut se demander si la liberté est compatible à l’action de ‘’désirer’’ ou bien consiste-elle tout simplement à suivre ses désirs ?


Une première hypothèse serait qu’avant ledésir (aussi bien nécessaire que non-
nécessaire), il existerait une pulsion qu’on peut définir comme naturelle mais qui peut également être guidée par les sens, peu importe que cette pulsion soit nouvelle ou habituelle. On peut prendre comme exemple le désir naturel nécessaire par excellence : la faim. Avant que je me dise qu’il faut que je mange pour combler cette faim, j’ai été sujet à unepulsion qu’on définit souvent comme ‘’plus forte que moi’’. Une pulsion qui n’est pas le fruit du hasard mais plutôt une représentation par les sens : ainsi par exemple, Proust se remémore et désire sa madeleine trempée dans un bol de thé parce que son sens de l’odorat est en jeu comme déclencheur du souvenir et du désir ; ou plus simplement, j’ai faim parce que mon sens de la vue est sollicité et queje vois une publicité pour de la nourriture à la télévision. C’est certes sommaire mais c’est en vérité un processus qui se met en place et qui peut être également comparé à la pulsion que définit Freud qui est à la limite du psychique et du somatique. Ce processus passe donc inévitablement par l’analyse de cette représentation et enfin la critique afin de l’approuver ou bien la refuser de la mêmefaçon que pour un désir de ‘’bien-être du corps’’ comme la faim déterminé comme nécessaire, que celui du ‘’désir sexuel’’ par exemple, déterminé comme non-nécessaire.
Après ce cheminement, on constate que la volonté (du moins celle qui est légitime) du désir met donc en rapport en même temps l’âme et le corps et que cette volonté peut être définie comme ‘’l’appétit’’. Ainsi pour Spinoza, ledésir et l’appétit sont synonymes et n’exposent aucune différence, outre le fait que le désir est quelque part subjectif car conscient de lui-même : il est propre à l’être humain et tout simplement naturel car inévitable.


Cependant, la liberté consiste-elle à accomplir ce que je désire ou bien examiner ces
désirs pour les définir comme légitimes ou bien illégitimes ?
C’est ici que s’oppose lanotion de liberté (ou de non-liberté) avec celle des désirs qui d’un côté sont tout à fait légitime car ils me constituent, sans ces désirs je ne serais pas quand je dois manger, boire et dormir, ainsi je suis en droit de désirer car il existe une sorte de principe entre le désir et la liberté. Mais d’un autre côté, cette liberté se doit de faire un choix, ce n’est pas parce que je désire...
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