Stendhal

1495 mots 6 pages
LE ROUGE ET LE NOIR

Le titre
Le titre est quelque peu énigmatique. Sept ans avant Le Rose et le Vert, les deux couleurs de cette Chronique de 1830 symbolisent sans doute l’Armée et l’Église, les deux carrières par lesquelles le jeune héros croit pouvoir conquérir le monde, en uniforme rouge, ou en soutane noire. Mais elles renvoient peut-être aussi au symbolisme* universel, rouge pour la passion, noir pour la mort, puisque tel est le destin de Julien Sorel. Le Rouge et le Noir, Chronique de 1830, qui met en scène la diversité des milieux sociaux, l’échec d’une ascension sociale, un parvenu rebelle, une société bloquée, l’hypocrisie générale de la pratique religieuse, l’importance de l’argent, semble un roman réaliste. D’ailleurs, Stendhal s’est inspiré pour son roman d’un fait divers tiré de la Gazette des tribunaux, l’affaire Berthet. L’histoire malheureuse d’Antoine Berthet coïncide à peu près avec celle de Julien, mais il fallait encore accomplir tout le travail de l’art. La composition romanesque* savante multiplie les effets de (fausses) symétries et d’oppositions : les deux liaisons, les lettres qui, dans les deux cas, interrompent la carrière amoureuse de Julien, l’opposition entre Paris et province, les jeux d’écho entre les épisodes, les phénomènes de répétition ou de prémonition, Julien qui lit dans un journal la condamnation de Louis Jenrel, anagramme de son propre nom, Mathilde qui porte le deuil de son ancêtre décapité, comme Julien va l’être... Cette composition, les monologues intérieurs des personnages, les intrusions du narrateur, ses commentaires fréquents et le travail remarquable du style ont amené les critiques à parler de réalisme subjectif.

Résumé

Julien Sorel, le fils d’un simple scieur, devient le précepteur des enfants de M. de Rênal, le maire de Verrières. Le succès de Julien auprès de ses élèves, et auprès de Mme de Rênal surtout, les soirées sous le tilleul, la stratégie amoureuse du jeune homme, finissent par éveiller des

en relation

  • Stendhal
    5252 mots | 22 pages
  • Stendhal
    10426 mots | 42 pages
  • STENDHAL
    550 mots | 3 pages
  • Stendhal
    261 mots | 2 pages
  • Stendhal
    419 mots | 2 pages
  • Stendhal
    389 mots | 2 pages
  • Stendhal
    999 mots | 4 pages
  • Stendhal
    4985 mots | 20 pages
  • Stendhal
    1284 mots | 6 pages
  • Stendhal
    395 mots | 2 pages