Stendhal

1284 mots 6 pages
Esthétique et Technique : Le réalisme chez Stendhal
Selon Colette Becker et Jean-Louis Cabanès, le mimesis où la représentation du réel n’est issue que du XIXe siècle mais date de très longtemps dans la littérature occidentale. Mais, cette représentation du réel où le narrateur dépeignait la réalité sans qu’elle soit idéalisée, était perçue comme banale et vulgaire. Le XIXe siècle va donner ses lettres de noblesses au réalisme qui mélangera l’ironie et le sérieux. Stendhal, communément reconnu comme étant le père du réalisme, a éprouve dés son adolescence le besoin d’ « être soi », impliquant l’énergie, la révolte et l’analyse quotidienne de ses sentiments tout en atteignant le bonheur et la liberté. Comme nous l’avons vu, dès 1801, il tient son Journal pour pratiquer une auto-analyse de soi car le Moi, voir même le culte du Moi était une préoccupation importante car quand on se connait cela amène a la connaissance de l’homme.
Le roman-miroir
Selon sa célèbre phrase : « Un roman, c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fanges des bourbiers de la route », elle soutient que le romancier se doit d'offrir au lecteur, un reflet du monde extérieur à contempler. La route symbolise la vie, la société, soit une réalité retranscrite dans ses moindres détails et ce n’est pas que ce qui est beau qui est transcrit (notamment « l’azur des cieux ») mais également tout ce qui est moins beau car Stendhal affirme l’importance du laid dans la réalité : « Tout cela est laid, et d’autant plus laid que le dessein est plus vrai ». Alors, véritable problème qui s’impose au romancier réaliste : comment décrire tout ce qui est laid pour qu’il soit vu sous une forme esthétique. Pour Stendhal, il choisit de traduire la laideur en la masquant et cela se fait non pas en la cachant. Les êtres grossiers qui sont inextricables de la réalité sont dépeints de manière satirique, la bassesse sera déshumanisée dans le grotesque

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