Synthèse « représentations de la violence envers les femmes dans le couple : mesures du phénomène – le cas français. » de d. fougeyrollas-schwebel et m. jaspard

834 mots 4 pages
L’article s’intitule : « Représentations de la violence envers les femmes dans le couple : mesures du phénomène – Le cas français », il est paru dans la revue Santé, Société et Solidarité, n°1 en 2008 dans le cadre du dossier : De l’égalité de droit à l’égalité de fait : Françaises et Québécoises entre législation et réalité, et se situe des pages 109 à 116.
Il a été rédigé par Dominique Fougeyrollas-Schwebel, chercheuse à l’institut de recherche interdisciplinaire en sociologie, économie, et science politique (CNRS Université de Paris-Dauphine), et par Maryse Jaspard, maître de conférences à l’Institut de démographie de l’université Paris-I, responsable de l’unité de recherche « Genre, démographie et sociétés » à l’Institut national d’études démographiques et auteure notamment du livre Les violences envers les femmes.
L’article traite donc des violences envers les femmes au sein du couple en France dont la reconnaissance et la législation sont intrinsèquement liées à la mobilisation féministe des années 70. Il s’appuie en grande partie sur les résultats de l’Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France (ENVEFF) de 2000 qui permit de définir et de quantifier les violences conjugales et nous rappelle qu’elles ne s’expriment pas uniquement sur le plan physique.

La notion de violence envers les femmes n’a été juridiquement et pénalement reconnue en France qu’après la mobilisation des mouvements féministes des années 70 et la quatrième Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes en 1995 qui a mis en avant les politiques de lutte contre les violences faites aux femmes. Néanmoins, c’est la parution des résultats de l’Enquête ENVEFF qui est à l origine de la prise de conscience scientifique, sociale et politique d’une situation qui va au-delà de l’image de la « femme battue ». Il est plus juste de parler de « femme victime de violences », comme le pensait déjà Françoise Héritier qui en 1996 qui définissait la violence comme « toute contrainte de

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