Témoigniage d'une dépressive

739 mots 3 pages
A cœur ouvert !

Je suis fatiguée.
2007 arrive et vous savez quoi ? J’ai pas envie de voir 2007.
Je n’ai pas envie de vivre une année de plus dans cette vie qui est aujourd’hui a plus souvent le goût amer de la survie.
Je traine les pieds, tous les matins je me lève avec un poids sur les épaules et dans le cœur !
Je n’ai plus envie de rire, de manger, d’être avec les autres.
Je me sens inutile et invisible dans ce monde.
Je me force pour vous tous.
Si tout dépendait de moi, je serais partie en été quand j’étais au plus mal.
Je suis restée parce qu’un mariage se prépare dans la famille. Pour ne rien gâcher de ce moment unique.
Mais là, plus 2007 approche et plus je sais et suis convaincu d’être lasse de tout ça !
Je suis fatiguée de faire tant d’effort pour vivre, pour donner la réplique.
Je ne suis « bien » que seule chez moi au fond de mon lit. Parce qu’enfin seule et moi-même.
C'est-à-dire triste à mourir, avec l’âme noire.
Je n’attends plus rien de la vie, tellement déçu et fatiguée.
Je ne serais même plus dire ça fait combien de temps que je ne rêve plus.
Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, je ne me supporte plus. Je me dégoutte.
Vous me voyez sans me voir !
Si vous pouviez entendre mes pensées, Vous pourriez enfin comprendre à quel point ça m’est douloureux d’être là.
De devoir me lever tous les jours !
A quoi ça sert de vivre si on’ y a plus aucun plaisir, que tout n’est que obligation.
Le suicide est le pire des péchés !
Mais si on prie assez fort, le seigneur peut il mettre fin à ce genre de douleur !
Arrêtez un peu de ne penser qu’à vous. De penser à la peine que vous auriez si vous me perdiez.
Parce qu’aucun de vous ne se demande ce que moi je veux.

Moi ce que je désire le plus c’est de me reposer, être tranquille, ne plus pleurer, ne plus avoir mal, ne plus souffrir, ne plus survivre.
Deux jours sans prendre mes médicaments pas inadvertance, et me voilà comme une droguée : sueur, vertige ; angoisse….et le spectre d’une

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