Tourisme sexuel : « clone maudit du tourisme » ou pléonasme ?

8446 mots 34 pages
Manuscrit auteur, publié dans "Mondes du Tourisme, 3 (2011) 53-65"

Tourisme sexuel : « clone maudit du tourisme » ou pléonasme ?
Sur la sexualité dans le tourisme en général et dans le tourisme gay en particulier.

Emmanuel Jaurand
Maître de conférences en géographie Université Paris-Est Créteil EA3482 Lab’ URBA, Université Paris-Est jaurand@u-pec.fr

hal-00615305, version 1 - 18 Aug 2011

Stéphane Leroy stephane.leroy@u-pec.fr Maître de conférences en géographie Université Paris-Est Créteil EA3482 Lab’ URBA, Université Paris-Est

Résumé Alors que le tourisme sexuel a été abordé dans le cadre de recherches anthropologiques ou sociologiques, peu d’ études géographiques ont questionné les relations entre le tourisme et la sexualité. Cependant, dans sa définition classique restrictive limitée à la prostitution, le tourisme sexuel ne recouvre qu’ une partie de la question du sexe dans le tourisme : au-delà de ce phénomène aux contours flous, les thèmes des sexualités et du tourisme peuvent se trouver enrichis par un questionnement croisé. La prise en compte de l’ orientation et des comportements sexuels des touristes peut permettre de préciser leurs motivations et attentes par rapport au lieu touristique, et donc le sens qu’ donnent à leur expérience touristique. Plusieurs types de lieux ils touristiques sont organisés autour de la rencontre de l’ autre, permettant également la découverte de soi. Le tourisme gay en est un exemple : pour les gays, l’ espace-temps touristique, permettant la rupture avec les contraintes de l’ univers quotidien, est essentiel dans la construction de leur identité.

-1-

Abstract Sexual tourism has been studied through anthropological or sociological researches, but few geographical studies have investigated the relationship between tourism and sexuality. However, sexual tourism, in its classical restrictive form limited to prostitution, only partly deals with the sex issue in tourism: beyond sexual tourism, whose limits

en relation

  • 99 francs
    54434 mots | 218 pages