Très peu de lecteurs ressemblèrent au chien qui suce la moelle. on ne s’attache qu’aux os, c’est-à-dire aux bouffonneries absurdes: voltaire

Pages: 5 (1171 mots) Publié le: 7 octobre 2012
« Très peu de lecteurs ressemblèrent au chien qui suce la moelle. On ne s’attache qu’aux os, c’est-à-dire aux bouffonneries absurdes » Voltaire

Introduction :
Gargantua, de Rabelais, est un livre qui paraît complètement absurde et qui fait beaucoup rire avec ses passages notamment scatologiques, ironiques et qui se rapportent souvent à l’alcool. Voltaire écrit à ce propos dans unelettre adressé au prince Charles-Guillaume-Ferdinand, « très peu de lecteurs ressemblèrent au chien qui suce la moelle. On ne s’attache qu’aux os, c’est-à-dire aux bouffonneries absurdes ». Il explique, en réutilisant la métaphore du prologue de Gargantua, que la plupart des personnes qui ont lu ce livre ne s’en sont tenu qu’a l’absurde. Mais Gargantua est une satire des événements du temps deRabelais. Si les lecteurs l’avaient compris, son livre lui aurait probablement couté la vie.
Mon objectif sera de montrer ce qu’est l’acte de lecture pour Rabelais puis de comprendre comment Rabelais a pu critiquer toute la société (église, rois etc.) tout en ayant « vécut et mourut chéri, fêté, honoré » alors « qu’on fit mourir dans les plus affreux supplices ceux qui prêchaient la morale la plus pure »comme l’a dit Voltaire. Pour pouvoir atteindre mon but, nous allons nous poser ces deux questions : « Qu’est-ce que ‘acte de lecture pour Rabelais ? » et « Comment peut-on se protéger de quelque chose tout en la critiquant? »

1.
Le chien qui suce la moelle est une métaphore que Rabelais utilise dans le prologue de son livre, Gargantua, et que Voltaire réutilise dans sa lettre adressé auprince. Rabelais dans tout son prologue insiste sur le fait qu’il y a une manière particulière pour lire son livre. Un acte de lecture bien distinct. Pour lui il ne faut pas se fier à ce qu’il y a en surface mais au contraire creuser pour trouver la face caché qui, une fois trouvée, est d’une toute autre valeur de ce qu’on aurait pu le croire. C’est ce qu’il veut nous faire comprendre quand ilparle des Silènes. C’étaient des petites boîtes où l’on peignait dessus matière à faire rire tel, que des harpies, satyres etc. Mais quand on les ouvrait, on y trouvait des drogues précieuses.
Rabelais savait sûrement que son livre allait être pris à la légère (ce qui est mieux pour lui, car il aurait probablement été condamné à mort si cela n’avait pas été le cas). C’est pourquoi il nous prévientdans son prologue « en lisant les joyeux titres de quelques livres de notre invention, comme Gargantua […], vous pensez trop facilement qu’on y traite que de moqueries, folâtreries et joyeux mensonges, puisque l’enseigne extérieur (c’est le titre) est, sans chercher plus loin habituellement reçu comme moquerie et plaisanterie. Mais il ne faut pas considérer si légèrement les œuvres des hommes. »Après nous avoir avertis, il nous explique donc comment faire pour lire son livre. C’est de là que vient la métaphore du chien. Quand un chien trouve un os, on peut voir « avec quel dévotion il guette son os », « avec quel soin il le garde » et « avec quelle passion il le brise » quand il y trouve la moelle. Cet os est donc comme les Silènes. Rabelais nous incite à être ces chiens qui cherchent lamoelle pour lire et surtout comprendre la face caché de Gargantua. Car comme il le dit dans son prologue « vous y trouverez une bien autre saveur et une doctrine plus profonde ».
Rabelais voulait donc que l’on soit ces chiens, c’est-à-dire être attentif et méditer, pour lire Gargantua. Nous pouvons aussi être ces chiens comprendre tous les travers de la société. Comme par exemple pour comprendrele discours d’un politicien ou comprendre pourquoi tel personne agis de telle sorte.
Ce n’est donc pas seulement le mode d’emploi pour lire son livre que Rabelais nous donne mais aussi un mode d’emploi de notre vie dans nos relations entre humains ainsi que l’enseignement d’une doctrine.

2.
Comme nous venons de le voir, le livre de Rabelais, Gargantua, est tout sauf une écriture...
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