Turquie, vers quel régime ?

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Élaborée par Locke et Montesquieu, la théorie de la séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines, ainsi elle vise à garantir la liberté des individus, et donc du peuple. Si cette théorie est souvent invoquée dans les régimes démocratiques, elle a été plus ou moins rigoureusement mise en pratique.

Il s’agira ici de s’intéresser au cas de la Turquie et de l’application de son prinicpe de la séparation des pouvoirs. Nous examinerons la position du Président actuel de la République de la Turquie, Monsieur Erdogan, sur la légitimité des pouvoirs législtaifs et judiciaires, et nous verrons le contrôle qu’il exerce sur ces derniers.

Avant son élection au poste de Président, Monsieur Erdogan déjà se trouvait critique vis-à-vis de la séparation des pouvoirs en Turquie.
S’exprimant à Konya, le 17 décembre 2012, pour regretter entre autres, le retard pris dans la rénovation des institutions hospitalières de la ville, Monsieur E, alors encore Premier ministre, a en effet estimé que le système politique turc avait été «mal conçu», et que souvent l’administration et le pouvoir judiciaire empêchaient le gouvernement d’agir et de «fournir de nouveaux services à la population». Il a expliqué, en outre, qu’avoir une majorité de 326 députés au parlement n’était pas suffisant, et qu’en réalité «la séparation des pouvoirs» constituait «un obstacle» à l’action de son gouvernement.
Cette mise en cause de la séparation des pouvoirs, l’un des principes fondamentaux, s’il en est, du libéralisme politique, n’a pas manqué de provoquer une riposte immédiate de l’opposition, et une de ces polémiques à rebondissements dont la vie politique turque a le secret. Kemal Kılıçdaroğlu, le leader du CHP, a notamment déclaré :
«Si un premier ministre se plaint de la séparation des pouvoirs, ce qui signifie en fait se plaindre de la démocratie, il ne peut

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