Vengeance

1858 mots 8 pages
Le cinéma surréaliste de Luis Bunuel
Cinéaste mexicain d'origine espagnole (Calanda, Aragon, Espagne, 1900 - Mexico 1983).
Il étudie chez les jésuites, à Saragosse. À Madrid, il se lie à Gómez de la Serna, Federico García Lorca et la génération de 1927. Comme eux, il écrit des poèmes ; il anime en outre la rubrique cinématographique de la Gaceta Literaria(1927) et le premier ciné-club espagnol. À Paris, entre-temps, il est l'assistant d'Epstein. Un chien andalou, écrit en collaboration avec Dalí, facilite son ralliement au mouvement surréaliste. « Le surréalisme m'a révélé que, dans la vie, il y a un sens moral que l'homme ne peut pas se dispenser de prendre, dira-t-il. Par lui, j'ai découvert que l'homme n'était pas libre. » L'Âge d'or (1930) suscite des attaques de la droite et est finalement interdit. Les surréalistes publient un manifeste pour sa défense : « Buñuel a formulé une hypothèse sur la révolution et l'amour qui touche au plus profond de la nature humaine... » Revenu en Espagne, il tourne Terre sans pain,documentaire sur las Hurdes, région déshéritée où la détresse atteint les limites de la bestialité ; le gouvernement républicain l'interdit. Il devient l'homme clé de Filmofono, entreprise madrilène qui veut produire des films populaires et d'une certaine tenue ; à ce titre, il travaille comme producteur exécutif sur quatre longs métrages à la veille de la guerre civile, puis se met à la disposition des autorités républicaines et monte le film de propagande Espagne 1937. La fin du conflit le surprend aux États-Unis, où il travaille au musée d'Art moderne de New York. Il finit par s'installer au Mexique, où il tourne régulièrement de 1946 à 1965, apportant quelques touches personnelles dans la production commerciale de ce pays. Los olvidados (1950), primé à Cannes, rappelle son talent à la critique, mais ne lui assure pas tout de suite une marge d'autonomie plus grande. Il contrôle davantage ses sujets et se permet progressivement plus de liberté dans

en relation

  • La vengeance
    2099 mots | 9 pages
  • La vengeance
    481 mots | 2 pages
  • la vengeance
    590 mots | 3 pages
  • La vengeance
    745 mots | 3 pages
  • La vengeance
    435 mots | 2 pages
  • La vengeance
    1089 mots | 5 pages
  • La vengeance dans un
    394 mots | 2 pages
  • vengeance
    454 mots | 2 pages
  • Vengeance
    962 mots | 4 pages
  • La vengeance
    2129 mots | 9 pages