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2091 mots 9 pages
n° 12

Collection « Mémoire et Citoyenneté »

VERCORS
"LE SILENCE DE LA MER"

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL POUR L’ADMINISTRATION
DIRECTION DE LA MÉMOIRE, DU PATRIMOINE ET DES ARCHIVES

Dès leur arrivée au pouvoir, les nazis entreprennent l'élimination des livres et des œuvres qu'ils jugent contraires à leur idéologie.
L'expression la plus spectaculaire de cette "politique" consiste dans l'organisation de vastes autodafés au cours desquels les ouvrages sont publiquement détruits.
En France, après l’armistice du 22 juin 1940 et l’occupation d’une partie du territoire par les troupes allemandes, tout un système de contrôle et de censure des paroles et des écrits est mis en place. En réaction, des tracts, des journaux, écrits et diffusés dans la clandestinité, paraissent. En matière d’édition, dès le 28 septembre 1940, une Convention de censure des livres en zone occupée est signée entre le Syndicat des éditeurs français et les autorités allemandes tandis que parallèlement est mise en circulation une première liste d’ouvrages interdits de diffusion, dite "Liste Otto". Les écrivains n’ont plus qu’à se plier ou à se taire.
Jean Bruller n’est pas encore écrivain. Né le 26 février 1902, il fait ses études secondaires à l’École alsacienne puis obtient un diplôme d’ingénieur électricien avant de se lancer dans une carrière de dessinateur satirique. Il publie un premier recueil de dessins en 1926, Vingt-et-une recettes de mort violente, suivi notamment de Un homme coupé en tranches, L’Enfer, Visions intimes et rassurantes de la guerre, Silences, La danse des vivants. Parallèlement, il entame à partir de 1929 une carrière de critique de livres d’art.
Mobilisé dans l’infanterie alpine en 1939, il est blessé à la jambe et effectue sa convalescence à Romans-sur-Isère, au pied du massif du Vercors, d’où le nom de guerre qu'il prendra dans la clandestinité. Démobilisé en août 1940, il rentre chez lui à
Villiers-sur-Morin et devient menuisier.

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