Waris

Pages: 74 (18393 mots) Publié le: 22 octobre 2012
Journal intime de Marie Louise
Laura

Publication: 2011 Catégorie(s): Fiction, Action & Aventure, Horreur, Nouvelles, Policiers & Mystères Tag(s): "rapport psychologique" vampire humain

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Chapitre

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MARIE LOUISE

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JOURNAL INTIME DE

A LA MEMOIRE DES VAMPIRES PASSES, PRESENTS ET FUTURS Je m’appelle Marie Louise et j’ai 50 ans. J’écris ce journal pour mes enfants. Ilfaut qu’ils connaissent la vérité sur leur mère. Je viens d’un petit village du Centre de la France. En 1920, nous reçûmes une lettre de ma tante, la sœur de ma mère, qui cherchait une serveuse pour le bar auvergnat qu’elle tenait avec son mari. Rien de bien passionnant ne m’attendait dans mon village, j’avais tout juste vingt ans et la vie devant moi. Née de père inconnu, ma mère et moi étions larisée du village. J’ai convaincu ma mère de me laisser partir à la ville. Moi qui n’étais jamais sortie de mon village, prendre le train et aller à Paris c’était le bonheur absolu ! Je suis donc partie, un matin d’automne, avec ma petite valise qui contenait à vrai dire peu de choses : un peu de lingerie, une robe de rechange et ma robe du dimanche. Je ne comptais pas revenir au village de sitôt,les adieux furent très émouvants.

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Je ne savais pas, à ce moment là, que le Paris des années 20 avait deux facettes : le monde du dessus et le monde du dessous. Je ne me doutais pas encore, que jamais au grand jamais, je n’aurais dû prendre cette décision. J’arrivais deux jours après à Paris après un long voyage à pied et en train. Harassée de fatigue, perdue dans cette grande ville,j’attendis deux longues heures ma tante, assise sur ma valise. J’avais envie de pleurer, je regrettais d’être partie, j’avais peur. Et si ma tante m’avait oubliée ? Qu’allais- je faire ? Je n’avais plus assez d’argent pour reprendre le train, tout juste de quoi me payer un repas. Ces deux heures furent les premières de ma vie où l’avenir me parut incertain. Ma tante arriva enfin. Son fournisseur avaitpris du retard, elle était seule à tenir le restaurant et n’avait pu se libérer plus tôt. Nous sommes tombées dans les bras l’une de l’autre, je la connaissais à peine en fait, mais quel soulagement de la voir ! Je me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps, je n’étais plus perdue ! Nous priment l’autobus, puis, finirent le trajet à pied. Son restaurant était situé dans le quartier deMontmartre, pas très loin du Sacré Cœur. C’était un tout petit restaurant d’une dizaine de tables. L’oncle Léon et ma tante logeaient juste au dessus dans un petit deux pièces exigu. Ma tante, pour se faire pardonner son retard, me fit monter directement dans l’appartement et me proposa un bol de chocolat. - Tu dormiras sur le canapé me dit-elle. Elle avait libérée une partie de l’armoire de l’entrée pourmoi, elle me fit vider ma valise dès mon arrivée. Son appartement était propre et bien rangé, rien ne dépassait : peu de bibelots, deux cadres dans le salon représentant des paysages d’Auvergne, c’était tout. Les toilettes étaient sur le palier et pour se laver, il y avait l’évier de la cuisine. C’était pour moi un luxe : dans la maison de ma mère il n’y avait ni l’eau courante ni de toilettes àl’étage ! Ma tante, l’après midi me mis au courant de ce que j’aurais à faire : matin lever à 6H pour récurer la salle, puis préparation du déjeuner pour la trentaine d’ouvriers du quartier qui prenaient leur repas tous les midis. Le menu était principalement constitué d’une soupe, du plat du jour et d’un dessert. Les ouvriers, travaillant dix à douze heure par jour, avaient un solide appétit.L’après midi, après deux heures de repos, il faudrait se remettre en cuisine. La clientèle du soir était différente, elle se composait de retraités et des quelques touristes qui avaient passés leur journée à visiter Montmartre. Le seul jour de repos était le dimanche.

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Ma tante parla ensuite des dangers de Paris : Paris était une ville de vauriens, il fallait faire attention. « Le luxe des...
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