Xasasa

680 mots 3 pages
1) Une conception de l'existence :
"Toute la petite société entra dans ce louable dessein" : écho au propos de Martin : "Travaillons sans raisonner".
C'est toute une conception de l'existence : la vie, c'est avant tout la vie en groupe, la vie sociale. Pour Voltaire, contrairement à Rousseau, le bonheur individuel est inséparable du bonheur collectif. C'est parce que "chacun se mit à exercer ses talents" que la métairie est devenue un lieu prospère : " la petite terre rapporta beaucoup".
Foi de Voltaire en l'homme, malgré tout...
"Talents" de chacun : pour être féconds, il doivent être "cultivés", exercés ( annonce de la dernière phrase...).
"La petite terre rapporta beaucoup" : phrase simple et dépouillée. Evidence, vérité indiscutable : travail toujours productif. Le "petit" engendre du "beaucoup"....
2) Passage en revue des principaux personnages de l'histoire :
- les trois femmes d'abord, Cunégonde, Pâquette et la vieille.
* "Cunégonde était, à la vérité, bien laide, mais elle devint une excellente pâtissière" : opposition soulignée par la conjonction de coordination (opposition) mais... D'un côté la laideur, résultat visible des malheurs passés, de l'autre la compensation, des talents de cordon bleu, ce qui peut sembler bien dérisoire. Pourtant aucun rapport de cause à effet pour Voltaire, mais un constat réaliste : d'une longue suite de maux restent quelques petites satisfactions dont l'addition constitue le seul bonheur possible, modeste certes, mais sûr... Et le travail a des vertus, car il transforme l'homme : "devint"...
* "Pâquette brode" : broderie = activité aussi modeste que la pâtisserie. Mais ces activités relèvent encore du luxe, du superflu. La pâtisserie = dessert, donc surplus ; la broderie = ornement, peu utile pour tenir chaud...
Pour Voltaire le bonheur réside dans ces raffinements simples, aussi bien que la dignité de l'être humain. * Frère Giroflée : moine en rupture d'Eglise. Métamorphose surprenante du personnage, soulignée

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