Zola : le naturalisme dans la faute de l'abbé mouret

2336 mots 10 pages
La Faute de l’abbé Mouret parait en 1875, et est le cinquième volume de la série les Rougon-Macquart. Faisant suite à la Conquête de Plassans, c’est le second ouvrage de la série qui traite du catholicisme. Le thème en est la vie d'un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l'amour d'une femme. A la même époque apparait également le mouvement littéraire naturaliste, que Zola a pour beaucoup créé, et dont il devient rapidement le chef de file. Il affirme d'ailleurs dans un article du Figaro en 1881 : "Deux routes s'ouvrent : d'un côté les erreurs du lyrisme, de l'autre les certitutes du positivisme et du naturalisme, comme il plaira de le nommer [...]. Le positivisme a scellé la pierre sous laquelle le romantisme dort à jamais". Nous pouvons alors nous demander, peut-on uniquement considérer La faute de l'abbé Mouret comme un roman positiviste et naturaliste ? Tout comme les "deux routes" que Zola évoque dans cette citation, nous nous focaliserons tout d'abord sur le naturalisme et le positivisme dans son roman. Puis, après avoir nuancé ce naturalisme dans une deuxième partie, nous verrons dans un troisième et dernier temps les éléments lyriques et romantiques, et en quoi la tension entre ces "deux routes" est la clé du roman.

Avant toute chose, il nous faut définir le naturalisme et le positivisme, que Zola semble mettre sur le même plan. Le naturalisme est un mouvement littéraire né sous le Second Empire, et à ce titre s'adosse à un contexte marqué par le fait religieux qui a marqué tout le siècle, à une époque où l'anti-cléricalisme est à la mesure du réveil du catholicisme. Ce mouvement, Zola en tête, prône la vérité, la modernité. Il fait entrer le peuple en littérature, ce qui est perçu comme un signe de modernité et comme un geste politique et démocratique. Mais Zola va encore plus loin : s'il veut être le peintre de la vie moderne, il explore également des territoires littéraires qui étaient jusque là interdits, par désir de bon goût. Nous

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