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343 mots 2 pages
Philippe Claudel, écrivain et scénariste du XXIè siècle reçut le prix Goncourt des lycéens avec son roman Le Rapport de Brodeck. Dans ce roman, le personnage principal qui est aussi le narrateur, Brodeck, est chargé de rédiger un rapport concernant les faits qui se sont produits jusqu'à la mort de l'Anderer, un étranger arrivé dans son village. Le passage étudié est le chapitre 9 dans lequel Brodeck fait une analepse sur son passage au camp lors de la guerre. Nous pouvons nous demander quelle est la vision de Brodeck du camp de détention et les horreurs qui s'y passent ? Dans un premier temps nous le verrons avec un phénomène de torture répété, ensuite avec une guerre marquante puis avec la déshumanisation des prisonniers.

Dans ce roman, l'auteur décrit par la vision de Brodeck un phénomène de torture qui se répète et se reproduit chaque jour : un prisonnier est désigné par un bourreau pour être pendu à l'entrée du camp.
Face à cette scène, les prisonniers peuvent éprouver un bonheur qui n'est pas approprié car il naît du malheur d'un autre. En effet, les détenus non choisis par les bourreaux se sentent heureux « on sentait naître une joie folle ». Or, ce bonheur est né du malheur d'un autre détenu qui va mourir, que Brodeck qualifie de « bonheur laid ». Cette oxymore appuie le fait que ce n'est pas un réel bonheur, car en général le bonheur est beau, tandis que là il est laid, donc inapproprié. Les prisonniers ne devraient pas se permettre cette joie car un être humain va quand même perdre la vie ce qui est une chose horrible en soi. De plus, il y a une contraste entre l'horreur et la joie. Le bonheur du détenu de ne pas avoir été choisi est un moment de repos pour lui mais ce moment est court car il ne durera pas, « tous les jours » un homme est choisi. Ce n'est qu'un bonheur éphémère car la scène se reproduit chaque jour sans discontinuer.

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