A-t-on raison de penser que saint-denys garneau et émile nelligan présentent, dans cage d'oiseau et les corbeaux, une même vision de la fatalité ?

Pages: 5 (1231 mots) Publié le: 27 septembre 2013
Sujet de dissertation critique

A-t-on raison de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d'oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité ? Discutez.

Plan dialectique

1-Thèse : Dans les deux poèmes, la fatalité y est abordée de la même manière.
En premier lieu,
Argument 1 : Premièrement, les deux poètes abordent le thème de la fatalité enl'associant à la mort.
Sous-argument 1 : En effet, chez Hector de Saint-Denys Garneau, on remarque que la finalité du destin, la mort, est fortement marqué de fatalisme.
« Il ne pourra s’en aller/ Qu’après avoir tout mangé/ Mon cœur/ La source du sang/ Avec la vie dedans » (v.19-23)
Sous-argument 2 : De plus, chez Émile Nelligan, la fatalité est indissociable de la mort.
« Déchirant à larges coups debec, sans quartier, / Mon âme, une charogne éparse au champ des jours / Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier.» (v. 12-14)
2-Antithèse : La fatalité est représentée de manière différente dans les deux poèmes.
En deuxième lieu,
Argument 2 : Malgré une association similaire de la fatalité chez les deux auteurs, elle est approchée de manière différente par chacun d'eux.
Sous-argument 1 : Eneffet, la mort, dans le texte d’Hector De Saint-Denis Garneau, provient de l'intérieur du corps.
« Je suis une cage d'oiseau/ Une cage d'os/ Avec un oiseau/ L'oiseau dans ma cage d'os/ C'est la mort qui fait son nid » (v.1-5)
Sous-argument 2 : Cela dit, dans le poème d’Émile Nelligan la mort vient de l'extérieur et est représentée comme une entité envahissante.
« J'ai cru voir sur mon cœur unessaim de corbeaux/ En pleine lande intime avec des vols funèbres» (v.1-2)
La métaphore « lande intime » réfère bien à son intériorité, son âme, envahit par la mort.
3-Synthèse :
Argument 3 : Malgré que les deux poètes abordent de façon très similaire la fatalité, ils ne l'imagent pas de la même manière, et ce par le ton employé qui se dégage de chacun des deux poèmes.
Sous-argument 1 : Onremarque que dans Cage d’oiseau, l’auteur traduit son idée du fatalisme avec un ton beaucoup plus doux voire mélancolique avec l'allégorie de l'oiseau en cage qu'on imagine tout chétif et innocent pour parler de la mort « Et quand on ri beaucoup/ Si l'on cesse tout à coup/ On l'entend qui roucoule/ Au fond/ Comme un grelot » (v.8-12)
Sous-argument 2 : Tandis que dans le texte d'Émile Nelligan, le tonabordé pour décrire la fatalité de la mort est beaucoup plus violent, sombre et tourmenté, avec un champ lexical tissé tout au long du poème près du domaine de l'horreur.
« Funèbres, lugubrement, tombeaux, carcasses, ténèbres, démons, déchirant, charogne, dévoreront » (v.2, 5, 6, 7, 9, 12, 13, 14)
Rédaction
Dans les poèmes Cage d’oiseau de Saint-Denys Garneau et Les Corbeaux d’Émile Nelligan,la fatalité est associée à la mort. En premier lieu, dans le poème de Saint-Denys Garneau, la mort est illustrée comme quelque chose auquel on ne peut échapper. La mort est associée à un thème commun dans le milieu de la poésie : l’oiseau. Ce dernier est captif à l’intérieur de lui. La mort semble ainsi inévitable car il écrit que cet oiseau ne pourra s’en aller « Qu’après avoir tout mangé / Moncœur / La source du sang / Avec la vie dedans » (v. 20-23). Par cette gradation, l’auteur nous fait comprendre que cet oiseau est prisonnier à l’intérieur de lui et ne le quittera pas avant de l’avoir tué. Cet oiseau le tue donc à petit feu, à mesure que la vie s’écoule vers l’avant. En deuxième lieu, dans le poème d’Émile Nelligan, la mort qui prend encore ici la forme de l’oiseau, le corbeau cettefois, est illustrée de manière fatale, « Déchirant à larges coups de bec, sans quartier, / Mon âme, une charogne éparse au champ des jours / Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier.» (v. 12-14). Cette allégorie de la mort illustre bien la vision d’Émile Nelligan qui la voit, lui aussi, comme étant inévitable. Ainsi, par la comparaison de son âme à « une charogne éparse » (v.13), il se...
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