L’édition bulgare lors de la transition postcommuniste

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L’édition Bulgare lors de la transition postcommuniste

La typologie du secteur éditorial en Bulgarie est fortement marquée par la rupture historique et politique qui s’est produite avec la chute du mur de Berlin et qui a entraîné de profonds changements. Ainsi la branche diffère dans tous ses éléments avant et après 1989[1]. Nous allons nous intéresser ici plus particulièrement à l’édition bulgare à l’époque de la transition et dans le contexte de l’intégration proche à l’UE. Or, nous n’allons pas nous attarder sur les caractéristiques du secteur pendant la période totalitaire, nous contentant d’esquisser ses traits principaux afin de mettre en lumière l’ampleur des transformations qui on suivi la chute du régime. En 1988 en Bulgarie existent 27 maisons d’édition d’Etat, parmi lesquelles 25 établies dans la capitale et environ 100 appartenant à différents organismes (institutions, académies, unions d’intellectuels, etc.). Leur budget est fixé et alloué par l’Etat et leur production est définie selon un plan annuel préparé préalablement et approuvé par le Comité national de la presse et de l’édition. La chute du communisme, l’orientation du pays vers la démocratie et l’économie de marché, la levée de la censure et la prise d’autonomie du secteur du livre affranchi de la tutelle de l’Etat, changent sensiblement la donne et entraînent des mutations profondes dans le paysage éditorial. En ce début du nouveau millénaire, après la fin présumée de l’époque transitoire et à la veille de l’intégration de la Bulgarie à l’UE, le paysage éditorial se caractérise par une dynamique constante qui demande une étude approfondie. La transformation des maisons d’édition bulgares sur les principes de la démocratie et de la liberté d’expression, de l’économie de marché, de la libéralisation des prix ainsi que de l’ouverture sur les cultures occidentales, le désir d’adhérer aux structures européennes ou encore le développement des nouvelles technologies ont des

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