L’infirmationnisme

Pages: 9 (2198 mots) Publié le: 6 décembre 2012
Université Mohamed V- Souissi











L’infirmationnisme





































[pic]





Introduction………………………………………………………………………3

I. Les fondements du courant infirmationniste

La remise en cause du vérificationnisme………………………………………4

L’introduction de l’infirmationnisme en méthodologie économique…………5L’infirmabilité de la science économique………………………………………8

II. Les formes de l’infirmationnisme

L’opérationalisme……………………………………………………………….8

L’infirmationnisme sophistiqué ……………………………………………….9

Les autres formes de l’infirmationnisme ………………………………………10

Conclusion………………………………………………………………………12



























[pic]





Pendant très longtemps, la questionde distinguer parmi les connaissances humaines qui relevaient de la science et celles non scientifiques ne se posait pas.

Ce n’est qu’au 19ème siècle que les premières réflexions organisées sur la scientificité ont vu le jour avec le positivisme d’Auguste COMPTE.

La question qui se pose dans ce cadre était celle de la validité des théories scientifiques. Pour cela, la réponse initialementapportée a été celle du vérificationnisme.

Ce courant considère que les prémisses d’une théorie sont vraies car elles sont tirées de l’expérience.

Or depuis le début du 20ème siècle, un nouveau courant est apparu qui stipule qu’une théorie n’est scientifique que si elle est réfutable.

Avec ce propos, il y a lieu à la mise en cause de toutes les théories appliquées jusque là etprincipalement le vérificationnisme.

La question qui se pose dans ce cadre est : Comment le courant infirmationniste contribue à l’évolution de la méthodologie en science économique ?











I. Les fondements du courant infirmationniste



Karl POPPER fut le premier à remettre en cause le vérificationnisme à travers son ouvrage « Logique de la découverte scientifique » publié en 1934.A. La remise en cause du vérificationnisme

Le vérificationnisme considère une théorie comme vraie puisqu’elle est tirée de l’expérience.

Exemple: les cygnes sont blancs.

D’après K. POPPER, en effectuant une promenade au bord d’un lac, on voit des cygnes et on constate qu’ils sont tous blancs. Faut-il en conclure que la théorie affirmant que tous les cygnes sont blancs est vraie ?Certainement pas[1].

Il est tout à fait possible que sur un autre lac, dans un autre pays, on trouve des cygnes dont le plumage est noir.

Pour que l’expérience puisse valider la théorie, il faudrait faire l’inventaire de tous les cygnes du monde et vérifier cela sur les cygnes qui n’existent pas encore car ils ne sont pas encore nés, ou sur les cygnes morts.

Il suffit en effet qu’il yait, ou qu’il y ait eu un cygne noir pour que toute la théorie soit invalide. Or, il n’est pas possible de procéder à la vérification pour tous les animaux(1).

Ensuite, il arrive à démonter que chaque hypothèse, toutefois, doit être réfutable pour avoir une valeur scientifique.

De plus, plus une théorie est falsifiable et meilleure elle est. En effet, elle résistera d’autant mieux à lafalsification.

Dans le même sens, Chalmers fait la distinction entre l’induction et déduction pour faire ressortir la distinction entre le vérificationnisme et l’Infirmationnisme en méthodologie de recherche.



L’induction : la science issue du savoir des faits de l’expérience[2]

[pic]





1) Induction2) déduction

Vérificationnisme Infirmationnisme





[pic] [pic]

Source : Chalmers, AF., p. 28



Enfin, pour qu’une expérience puisse valider la théorie, il faut vérifier l’ensemble des résultats possible.



On...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !