L'école des femmes, molière, personnage d'arnolphe

Pages: 8 (1863 mots) Publié le: 23 octobre 2012
DEVOIR DE FRANÇAIS : L’école des femmes, Molière

Trois visages d’Arnolphe se superposent :
1 / Le barbon jaloux, figure du ridicule.
2 / L’homme qui tombe éperdument amoureux et souffre profondément.
3 / Le monomaniaque, obsédé par le cocuage, monomaniaque utopiste qui veut, contre tout et tous affirmer que son système est le bon
1 / Arnolphe est hanté par la crainte d’être cocu. Pouréchapper aux misères du cocuage, le barbon Arnolphe a décidé d’épouser sa pupille, recueillie dès l’âge de 4 ans et qu’il a pris soin d’élever dans une complète ignorance des réalités de l’amour et du monde. Donc Arnolphe est aux prises avec une jalousie dévorante (Acte II, scène 5). Le langage qu'il utilise dans le monologue lorsqu'il apprend qu'Agnès l'a laissé pour un homme plus jeune le montre(Acte IV, scène 1) : "godelureau", "s’amourache". Chez Arnolphe, l’obsession de ne pas être « cocu » tourne à la monomanie, et le rend ridicule, par exemple quand il tombe dans l’excès en parodiant le tragique (Acte III, scène 5). Il est obligé de garder le silence, face à Horace. Le public, complice, rit alors des apartés, par exemple  «  Ah! Je crève… ». Quand il écoute le portrait fait de lui(Acte I, scène 4), ou quand il apprend la ruse d’Agnès (Acte III, scène 4). Il en va de même face à Agnès avec le rôle des apartés quand il écoute le récit de la rencontre d’Horace et l’éloge du jeune homme (Acte II, scène 5 ) : « Ah ! suppôt de Satan ! exécrable damnée ! » v.511. On voit qu’Arnolphe a la peur d’être trompé. Il se moquait férocement des maris trompés notamment dans le dialogueavec Chrysalde (Acte I, scène 1) et dans son monologue (Acte IV, scène 7) : «En sage philosophe on m’a vu, vingt années, contempler des maris les tristes destinées. » v.1188-1189. Il atteint par instants à une plénitude oratoire qui incite à penser à une sorte de parodie (Acte III, scène 2, v. 700-712).
Comme l’explique Alain très bien dans l’acte II, scène 3 : le jaloux écarte tout le monde autantqu’il peut. C’est l’idée dont on ne peut s’empêcher de rire par réflexion, que la jalousie est une chose qui chasse les gens d’autour d’une maison.
Un jeu comique fait d’Arnolphe le barbon traditionnel de la farce. Ce type de personnage est tiré vers la caricature, il est joué avec des roulements des yeux, des grimaces grotesques et des soupirs exagérés. On sait ainsi que Molière jouait le rôled’Arnolphe, le poussait à la farce, et que cela implique, parmi les procédés les plus simples, nombre de gestes bouffons : qu’il s’agisse de son retour chez lui (Acte I, scène 2), du dialogue de sourds qu’il entretient avec le notaire (Acte IV, scène 2).
Au moment où le barbon espère encore emporter la décision, il a cette espèce d’aparté qui s’achève sur une image inattendue : Acte V, scène 3,v. 1572-1579.
Le barbon prononce une longue tirade de 72 vers (Acte III, scène 2), avant de faire lire les fameuses « Maximes » à Agnès, qui comptent 91 vers ; enfin, il prononce un monologue de 36 vers. Arnolphe découvre les sentiments d'Agnès pour Horace et est totalement dépité. Il perd toute confiance en lui. Il est également surpris par la présence d'esprit d'Agnès. Il devient grotesque eten dernier ressort, essaye de jouer l'amoureux romantique auprès d'Agnès, mais sans succès. Ainsi juste après les deux monologues aux résonances sombres, qui terminent l’acte III et ouvrent l’acte IV, viennent la scène avec le notaire et la « répétition » entre Arnolphe, Alain et Georgette. Donc de multiples indices traduisent le côté farcesque d’Arnolphe : son nom (Monsieur de la Souche), héritédu saint patron des maris cocus, son obsession ridicule du cocuage et sa situation, comique par excellence, d’ « arroseur arrosé » ; les jugements des autres personnages ; qui voient en lui un « ridicule », un « homme bizarre », « jaloux à faire rire » ; son langage à la fois grossier et archaïque ; les situations grotesques où il se met lui –même, enfermé hors de chez lui ou engagé avec son...
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