L'édition sans éditeurs et le contrôle de la parole

Pages: 6 (1481 mots) Publié le: 1 janvier 2010
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L’édition sans éditeurs

et

Le contrôle de la parole

d’André Schiffrin

Dans L’édition sans éditeurs et dans Le contrôle de la parole, ouvrages se faisant suite, André Schiffrin s’attache aux changements ayant lieu au niveau des médias notamment aux États-Unis et en France. Cela amène à se poser la question de l’édition française etdu modèle américain.

Les médias et le modèle américain

La concentration des médias aux États-Unis est plus que préoccupante. Comme l’explique l’auteur, de grands groupes dominent ce secteur. Présents sur tous les fronts, ils imposent une manière de penser et contrôlent les médias de façon à ce que tout débat « problématique » pour eux et leurs soutiens, politiques notamment,soit étouffé et donc que les informations jugées gênantes ne soient pas relayées par la presse, la radio ou les chaînes de télévision. Il faut très clairement se poser la question de la liberté d’expression qui semble annihilée. Cet étouffement de cette liberté a des conséquences dramatiques. Lorsqu’on évoque la guerre en Irak, il est difficile de ne pas penser à un échec. Combien de civilsirakiens, de soldats américains sont morts pour rien. À l’époque où George W. Bush expliquait aux Etats-Unis mais aussi au monde entier que l’Irak abritait de nombreuses armes de destruction massive et lors d’une conférence le 3 juin 2003, que Saddam Hussein entretenait des liens avec Al-Quaïda (responsable des attentats du 11 septembre 2001) personne n’a émit le moindre doute sur ces affirmations etpourtant…
Il a été prouvé qu’aucun lien n’existait entre Saddam Hussein et Al-Quaïda et qu’aucune arme de destruction massive ne se trouvait en Irak. La presse s’est tue volontairement et a manqué d’esprit critique. Elle a failli à ses responsabilités. Certains journaux s’en sont même excusés. Le New York Times ainsi que le Washington Post ont publié des excuses pour la manière dont ils ontaccepté les mensonges du pouvoir. Malgré se retournement de situation et une opinion publique de plus en plus favorable au retour des forces américaines aux États-Unis, la situation n’a malheureusement pas changée pour l’Irak, le Président américain campant sur ses positions.

De plus, ce qui est proposé au public américain, que ce soit au niveau du cinéma, de la télévision ou encore dulivre, est de plus en plus standardisé. Pour ce qui est du livre, sous l’ère Thatcher-Reagan, les propriétaires de maisons d’édition cherchaient à expliquer leurs prises de décision par le marché. C’est ainsi qu’on pouvait entendre à cette époque des discours expliquant que « ce n’est pas aux élites d’imposer leurs valeurs à l’ensemble des lecteurs, c’est au public de choisir ce qu’il veut – et sice qu’il veut est de plus en plus minable et vulgaire, tant pis. »
Belle opinion de leur public ! Cela signifierait donc que les lecteurs sont demandeurs d’une production stéréotypée, sans grand intérêt ? Ne serait-ce pas plutôt une façon pour les dirigeants de produire en grande quantité, à moindre coût ? Ou encore d’éluder des sujets de société qui ne seraient pas en accord avec lesintérêts des filiales dirigeantes ? Si tel est le cas, « comment accepter l’idée que soudain il n’existe plus de lecteurs pour s’opposer à l’idéologie dominante, pour s’intéresser à des solutions alternatives ? » Très clairement, aux États-Unis, « le débat public, la discussion ouverte, qui font partie intégrante de l’idéal démocratique, entrent en conflit avec la nécessité impérieuse et croissante deprofit. »
Est-ce la même chose en France ?

Les médias et le modèle français

En 2004, Patrick Le Lay, PDG de TF1 déclarait que « le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible. Ce que nous...
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