L'argent destructeur...

1474 mots 6 pages
L’argent a été créé par l’homme pour simplifier les transactions commerciales. L’intérêt initial de l’argent est donc tout à fait matériel. Cependant, son caractère neutre et somme toute accessible le fait interagir avec d’autres domaines : il s’interpose ou s’impose dans la résolution de situations humaines plus ou moins complexes, les mobiles. A ce sujet, Simone Weil émet le jugement suivant dans L’Enracinement (1949) : « l’argent détruit les racines partout où il pénètre, en remplaçant tous les mobiles par le désir de gagner. Il l’emporte sans peine sur les autres mobiles parce qu’il demande un effort d’attention tellement moins grand. Rien n’est si clair et si simple qu’un chiffre ». Ainsi, nous pouvons nous demander si l’argent agit comme un substitut simple à des moyens humains, relationnels plus complexes qui auraient pu être mis en jeu pour résoudre ou assumer un « mobile ». Pour répondre à ce problème, nous commencerons par mettre en avant le fait que l’argent peut provoquer des comportements déviants tournés vers « le désir de gagner» ou bien vers un désir de compensation. Puis, nous montrerons que l’argent peut ne pas être si simple et alors non plus se comporter comme un substitut mais comme un complément.
Enfin, nous envisagerons la concurrence qui peut exister entre la simplicité d’utilisation de l’argent et le plaisir de faire sans pour répondre à son mobile. Nous nous appuierons sur L’Avare de Molière, la Philosophie de l’argent de Georg Simmel et sur l’Argent d’Emile Zola.
L’argent s’est immiscé dans des domaines qui ne relèvent plus du commerce et peut alors agir de façon extrême sur l’homme et ses relations. Ce sont des comportements extrêmes, déviants face à l’argent que Simmel explicite dans son oeuvre.
Si nous prenons l’exemple de l’Avare, ce comportement a comme visée ultime la possession de l’argent, donc l’argent comme fin. Or, l’argent est structurellement un outil, un moyen. Le fait de ne pas le percevoir de la sorte

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