L'existence en tant que conception mathématique

472 mots 2 pages
L'existence peut se concevoir comme le simple fait de conceptualiser en tant que tel le sujet que l'on est. Dans cette mesure, on peut penser que la démonstration de l'existence découle automatiquement de sa définition (cf. Descartes). Cependant, la conception n'entraine pas forcément l'existence. Considérons par exemple un objet O tel que l'existence de O ne soit pas compatible avec elle-même (on parle de non-consistance, cf. Gödel). Alors, O n'existe pas. On voit donc que la preuve d'existence par sa définition n'est pas valable, et qu'il faut aller plus loin. Citons avant tout Descartes :

"Mais moi, qui suis-je, maintenant que je suppose qu'il y a quelqu'un qui est extrêmement puissant et, si je l'ose dire, malicieux et rusé, qui emploie toutes ses forces et toute son industrie à me tromper ? Puis-je m'assurer d'avoir la moindre de toutes les choses que j'ai attribuées ci- dessus à la nature corporelle ? Je m'arrête à y penser avec attention, je passe et repasse toutes ces choses en mon esprit, et je n'en rencontre aucune que je puisse dire être en moi. Il n'est pas besoin que je m'arrête à les dénombrer. Passons donc aux attributs de l'âme, et voyons s'il y en a quelques-uns qui soient en moi. Les premiers sont de me nourrir et de marcher ; mais s'il est vrai que je n'aie point de corps, il est vrai aussi que je ne puis marcher ni me nourrir. Un autre est de sentir ; mais on ne peut aussi sentir sans le corps : outre que j'ai pensé sentir autrefois plusieurs choses pendant le sommeil, que j'ai reconnu à mon réveil n'avoir point en effet senties. Un autre est de penser ; et je trouve ici que la pensée est un attribut qui m'appartient : elle seule ne peut être détachée de moi. Je suis, j'existe : cela est certain ; mais combien de temps ? A savoir, autant de temps que je pense ; car peut-être se pourrait-il faire, si je cessais de penser, que le cesserais en même temps d'être ou d'exister. Je n'admets maintenant rien qui ne soit nécessairement vrai : je ne

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