Anthologie

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  • Publié le : 6 mai 2011
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Anthologie De Poésie



La Mort
&
Le Macabre
Préface

C’est au XIX siècle que le courant romantique apparut. Ce courant met en valeur l’expression des sentiments et ce dont la littérature de l’époque rejetait : l’étrange, le macabre, la laideur, la mort et le sanglant.
C’est pourquoi les thèmes de notre anthologie sont la mort et le macabre.
Nous avonsaussi voulu faire notre anthologie sur ce sujet car ce sont des sujets peu abordés en poésie.
Pour la plupart des poètes, l’utilisation du macabre n’est donc qu’une couverture pour pouvoir renforcer les messages que les poètes veulent faire passer. Les poètes que nous avons choisis sont : Arthur RIMBAUD poète qui n’était âgé que de 14 ans lors de l’écriture de ses poèmes.
Victor HUGO un poète du18ème siècle, connu pour être le précurseur du romantisme
Pierre CORNEILLE née en 1606 Rouen étais un dramaturge de français de la période classique
Paul VERLAINE qui est caractérisé comme le poète du clair obscur par ses rapprochements a l’impressionnisme. Et enfin Charles BAUDELAIRE né en 1821, qui refuse d’être considéré comme romantique car il a écrit des poèmes qui reflètent plusieurs courants.« La fontaine de sang »

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge lanature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend l'œil plus clair et l'oreille plus fine !

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !

Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)

Dans la Fontaine de Sang de Baudelaire,
Lesang est comparé à l’au qui s’écoule partout et finis par remplacer ce liquide vitale.
L’hyperbole est omniprésente.
L'eau qui coule, et d'une manière générale les liquides (ici le sang, dont la description représente la souffrance du poète mais aussi un danger pour lui), élément transitoire, fait partie de cette hantise de Baudelaire de ce qui change et passe.
Cette hantise amène Baudelaire aenvisagé la liberté que produit l’alcool.

« Le mal »

Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans tajoie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !...

- Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !

Arthur RIMBAUD   (1854-1891)« Mors »

Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule,
L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux
Tombaient ; elle changeait en désert Babylone,
Le trône en échafaud et l'échafaud entrône,
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux,
L'or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux.
Et les femmes criaient : - Rends-nous ce petit être.
Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naître ? -
Ce n'était qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas ;
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats ;
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ;
Les...
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