Ballade des pendus

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Ballade des Pendus
François Villon

L’Introduction

Le poème manifeste le sentiment le plus profond des pendus. Tout le long du poème, l’ambiance horreur et des images dégoûtantes impressionnent le lecteur. Il est souvent dit que Villon composa cette ballade à l'ombre de la potence qui lui fut promis. Ce serait vrais parce qu’on peut percevoir l’esprit désespéré de l’auteur danscette ballade. La mort est donc le thème central de ce poème, cependant, plusieurs thèmes y sont entrelacés : la nostalgie de la vie laïque, et la prière au Dieu. On pourrait tout aussi bien dire qu’il y a trois étapes de la vie dans ce poème : la vie avant la mort, la mort du corps et la vie face au Dieu.

I, La nostalgie de la vie laïque

Même si la nostalgie de la vie des pendusn’apparaît pas explicitement, sa présence est palpable dès le début et elle est omniprésente tout le long du poème.

Le premier vers du poème constitue une apostrophe : « Frères humains qui après nous vivez. » Pourquoi les pendus appellent-ils les gens vivants frères, d’une façon intime? Essayons d’imaginer que vous allez partir dans un autre monde, laissant le monde qui vous familier derrière. En cemoment-là, plus que jamais, vos compatriotes vous paraissent amicaux. À la même logique, Les narrateurs ( les pendus sont pluriels), dans la mort, pensent aux gens vivants plus que jamais et chantent cette ballade auprès d’eux.

Cette émotion des pendus peut aussi être saisie d’une façon audible. Dans le premier vers, l’hiatus « qui a- », qui rend basse la voix, concourt à accentuer lesexpressions « Frères humains » et « vivez », laissant une impression de la vivacité des gens vivants. Ici, « après nous » sert à exprimer la tristesse des pendus : Des gens sont vivants après nous, cependant, nous sommes morts sans remède. La nostalgie de la vie s’émerge à travers cette contradiction du premier vers.

La joie de la vie et la tristesse de la mort sont aussi soulignées par des verbeset l’usage du temps. Nous constatons que le présent est utilisé pour les vivants : « vivez » « avez » « voyez ». Parmi eux, « vivez » et « avez », utilisés pour terminer le vers, montrent fortement la vivacité en répétant cette rime. Tous ces verbes manifestent une existence absolue des vivants. Cependant, presque tous les verbes du présent utilisés pour les pendus, « attachez », « elle est pieçadévorée et pourrie », « devenons cendre et pouldre », « sommes transis » et « nous sommes mors », sont sur le plan de la mort, révélant cette vérité tragique. De plus, il y en a un passé composé, « Quant de la chair, que trop avons nourrie », qui encore met en relief la passé de la vie. D’ailleurs, Ici, l’adverbe « trop » peut être interprété dans deux sens, l’auteur veut dire que les pendus sonttrop occupés de leur être de chair au détriment de leur spiritualité ou cela exprime plutôt la durée trop courte de leur vie. Leur chair était bien nourrie, mais leur vie était si courte qu’elle n’a pas besoin d’être nourrie si bien, c’est « trop nourrie ». Le dernier sens nous présente encore une fois la tristesse.
Toute la tristesse de la mort et la nostalgie de la vie sont incités par cefait : la mort, elle est si douloureuse.

II, La douleur de la mort
La cruauté de la mort est plutôt interprétée par des séries des images, fort impressionnantes, sur le plan visuel, olfactif, auditif et tactile.
I,
Vous nous voyez cy attachez cinq, six Quant de la chair, que trop avons nourrie, Elle estpieça devoree et pourrie, Et nous les os, devenons cendre et pouldre
II
La pluye nous a débuez et lavez,
Et le soleil desséchez et noirciz:
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis la, comme le vent varie,
A...
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