Ch. vii p 380-382 la mort de s et repas du salon jaune: le dénouement "a ce moment, il sentait sur sa tempe …  une mare de sang se caillait"

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  • Publié le : 16 mai 2010
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INTRODUCTION :

- Situation du passage :
Cet extrait dans le chapitre 7 est composé de plusieurs épisodes. Le 1er est le Dr Pascal qui se trouve au chevet d'A, terrassée par 1 crise d'hystérie. Le 2ème, S tombe sous les balles du gendarme borgne. 3ème, la joie, la fête dans le salon jaune qui célèbre la réussite des R.

- Intérêt du passage :
Le dénouement est à lire en fonction del'incipit: retour au cimetière de l'aire St Mittre et au couple M et S. Cette page finale imbrique 2 récits: mort de S et festin chez les R. Enfin, cette page finale ferme le livre et l'ouvre sur une suite possible: c'est le premier de la série des Rougon-Macquart.

PLAN :

1°) La fin de deux histoires
2°) Une fin à la fois fermée et ouverte

1°)
A)

L'ensemble du roman raconte l'histoire deplusieurs personnages; il est donc normal que la fin ne soit pas simple car le roman est complexe. L'histoire correspond au récit de la mort de S et à la fin du couple M et S, au récit de la fin de la promotion sociale et financière des R et c'est le début de leur fortune.
Cette fin va se dérouler dans 2 lieux différents: d'une part le cimetière où on tue S, on a ici l'idée de redondance de lamort (répétition). D'autre part, le lieu du salon jaune où on mange et fait la fête.
Cette double fin est soulignée par une série d'antithèse:

Le froid/la nuit: "le froid du pistolet dans le noir(1) La chaleur/la lumière: "buée de la table toute chaude encore"(11), "curée ardente"(17)
Silence: la scène est muette, seule le bruit de la balle pénètre le silence Bruit: "exclamationassourdissante"(23), "éclata en applaudissement"(38), "les rires"(10)
Aspiration vers le bas: "M sous les arbres"(4), "sa face retomba"(7), "les pieds de M"(8), il y a attraction de la terre donc de la mort Aspiration vers le haut: "il avait relevé la fortune"(17), "ils se levèrent tous"(23), "monta sur une chaise"(39), "P se mit debout"(20), c'est la montée vers le haut donc la montée sociale, la fortune, laréussite.

B) Opposition dans les tonalités

- Dimension tragique de la mort de S:
Le 1er thème, … . L'autre thème tragique, la violence et le sang: "éclata comme une grenade mûre"(6). Le thème du destin, la fatalité puisqu'il meurt sur la tombe d'une certaine "Marie". D'ailleurs, depuis que M avait vu ce nom sur cette tombe, elle savait qu'elle était destinée àmourir jeune. S est aussi destiné à la mort car: "entendit les vieux morts l'appeler furieusement"(3).

- Dimension comique, de force vulgaire de la fête chez les R.
Ils sont ivres: "avaient noyé leur jalousie dans le champagne"(22), "trinquèrent avec des exclamations assourdissantes"(23). Ils jurent: "sacrebleu! S'écria Sicardot"(36). Ils sont grotesques et ridicules: F qui est une vieillefemme a un ruban rose dans les cheveux comme une fillette. P joue la fausse modestie: "celui-ci fit le modeste"(32), "il se débattit la face radieuse"(33). Granoux qui est muet d'habitude, se lance dans un discours que personne n'écoute, fait des gestes grotesques, se met à parler alors qu'il est muet.
Ils vont découper le ruban de F par un couteau à dessert pour en faire une légion d'honneur. Leruban rouge est devenu rose puisque la décoration est donné à P, non pas pour un exploit militaire mais par une trahison, la lâcheté.

- Cette opposition de tons est liée aux différents points de vue:
Au début, on a le point de vue de S: "il sentit sur sa tempe le froid du pistolet"(1), il voit "la tête blafarde de Justin"(2), "fermant les yeux, entendit les vieux morts"(3), "il ne voyait plusque M"(4), "ce fut tout"(5). Puis jusqu'à la fin du texte, on a un point de vue omniscient qui nous fait voir différents lieux: l'aire St Mittre, le salon jaune, la chambre, la maison de Peirote et de nouveau l'aire St Mittre. Le point de vue permet de faire des rapprochements, de comparer les différents lieux et donc de porter un jugement. Le narrateur se permet de porter un jugement ironique:...
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