Christiane collange

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  • Publié le : 21 mai 2011
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grande écrivain francaise travaillant essentiellement sur les relations ean-Jacques,

Quand Sabine et tes fils m’ont raconté tes derniers instants. Cette sorte de paix que l’on éprouve quand ons’en va sans souffrir et sans regrets, j’ai forcément revécu avec beaucoup d’émotion la mort de notre Papa, ici, à Veulettes, où tu lui rends l’immense hommage et tu lui fais l’immense plaisir de venirreposer à jamais à côté de lui et de Maman.

Cette nuit là, Papa s’est senti mal, le souffle lui a manqué, comme à toi. Il m’a immédiatement demandé « Où sont mes fils ? » Vous étiez tous les deux àParis, il m’a dit qu’il allait vous attendre, à condition que je lui souris et que Maman ne pleure pas trop. Quand vous êtes arrivé, Jean-louis et toi, Papa t’a dit:

« Jean-Jacques, j’ai écrit unarticle hier au soir, je voudrais que tu le relises ... »
« Mais Papa ce n’est pas pressé ... »
« Si, si je veux que tu me dises si ça va ... »

Dix minutes plus tard tu es revenu :

« Papa, j’ailu ton papier, il est parfait. »

Il t'a regardé, il a souri et il est mort.

Toi aussi, lundi dernier, tu étais dans notre cher Pays de Caux, tu avais Sabine, ta femme à tes côtés comme depuistant d’années, deux de tes fils étaient auprès de toi. Toi aussi, m’a dit Franklin, tu es parti presque en souriant.

Veux-tu que je te dise, Jean-Jacques, depuis une semaine tout le monde a admiré tavie, mais moi j’envie ta mort.

Une fois encore, comme si souvent au cours de ton existence tu n’en as fait qu’à ta tête. Tu as choisi de mettre ce point final à l’histoire de JJSS, que tu as écriteavec tant de passion, ici, à Veulettes. Ce Veulettes où nous partageons, depuis notre enfance, une même passion pour le vert glorieux de la nature, le bleu pur et pâle des ciels du Nord et les jouesrouges de nos enfants.Sans oublier, bien sur, ce goût inexplicable pour cette mer glacée où tu souhaitais plonger tous ceux qui t’ont un jour approché.

Mis à part Mendès-France, m’as-tu un jour...
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