Commentaire la religieuse de diderot

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  • Publié le : 28 octobre 2009
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La Religieuse est un texte de Denis Diderot (1713-1784) écrit en 1760. Denis Diderot est un philosophe du XVIIe siècle, il appartient donc au mouvement des « lumières ». Il est également maître d’œuvre d’un ouvrage parmi les plus marquants de son siècle, la célèbre Encyclopédie.
Denis Diderot s’est inspiré d’un fait divers : Suzanne Simonin avait été enfermée dans un couvent contre son gré etavait été persécutée par la mère Supérieure du couvent et ses exécutrices. Elle est ainsi confrontée à l’immense pouvoir de l’Église.
Denis Diderot ouvre ainsi la voie du réalisme car il évoque la brutalité, le calvaire que subit Suzanne Simonin au couvent qui est assimilé à une prison. Il critique ainsi l’intolérance religieuse.

Tout d’abord, Denis Diderot compare le couvent à une prison.En effet, le champ lexical de la prison est omniprésent dans le texte: « tête de mort, natte, pain noir ... ». C'est pourquoi il utilise des expressions symboliques de la prison: « Cependant l'on ouvrit avec de grosses clefs la porte » ce qui reflette l'usage de la clef utilisée par les gardiens de prison. Suzanne suit un régime alimentaire tel un prisonnier: « pain noir, cruche d'eau ... ».L'auteur veut nous projeter ainsi dans ce décor. Il aborde également le thème de la séquestration; elle est retenue dans « un lieu souterrain, obscur » contre son gré; on la traine jusqu'à avoir les pieds en sang: « j'avais les pieds ensanglantés ». Elle a beau se débattre contre des forces supérieures à elle, mais malgré sa résistance elle perd donc sa dignité face à la hiérarchie.
Ensuite, ellesubit sa perte de statut de religieuse. En effet, Denis Diderot insiste sur le champ lexical des vêtements: « voile, chemise, bas, sac ». On lui enlève son voile pour ensuite lui mettre un sac. Elle est en quelque sorte plus rien vis à vis des autres religieuses, qui elles, l'ignorent complètement quand elles entendent la cloche sonner: « on avait sonné la cloche pour avertir que personne neparût ». Elle ne peut donc rien faire contre la hiérarchie de la puissante Église, elle vit ainsi une forme de chantage: « Obéissez à notre supérieure, et vous sortirez d'ici », c'est aussi une forme d'injustice. Elle n'a donc pas le choix que de ne se soumettre aux ordres de la mère Supérieure.
Pour finir, elle est plongée dans un dilemme: la mort ou la soumission. L'auteur utilise le champ lexicalde la mort: « tête de mort ». Elle est confrontée à ce dilemme elle ne sait pas quoi faire: soit obéir, se soumettre à la mère Supérieure et vivre ou mourir et ne pas se rétracter face à la mère Supérieure. L'auteur fait allusion au chemin de croix du Christ quand il décrit le parcours de Suzanne jusqu'à la cellule, ce qui renforce l'idée de soumission. Arrivée dans la cellule, tout lui rappellela mort: « crucifix de bois, la tête de mort ». On peut imaginer, par la suite, le traumatisme que va vivre Suzanne.

Pour commencer, l'auteur nous fait part du calvaire que subit Suzanne. On peut donc distinguer une violence anonyme, c'est pour cela qu'il utilise le champ lexical de la violence: « on m'arracha, on me traînait, me détruire ». On reconnaît aussi la violence anonyme par lepronom indéfini « on » que l'auteur emploie une quinzaine de fois: « on me conduisit, l'on ouvrit, on me jeta ». Suzanne ne sait donc pas exactement qui lui fait subir cette violence. Suzanne est seule contre toutes ces personnes qu'elle ne connaît pas pour la plupart. Il y a aussi un déséquilibre entre le dialogue et l'action, ce qui renforce l'idée de violence anonyme.
De plus, Suzanne vaconnaître une souffrance physique atroce. L'auteur utilise donc le champ lexical de la douleur: « je poussai des cris affreux ». Elle souffre néanmoins du fait de la douleur mais aussi par la violence qu'on lui inflige: « j'avais les pieds ensanglantés et les jambes meurtries » et qu'elle s'inflige: « je me mis toute en sang; je cherchai à me détruire ». On peut aussi voir l'enchaînement des actions...
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